Empreinte bée La coupe est feinte de silence et plus j’avance plus Je confonds ma peine aux méandres insignifiants de mes cauchemars défunts Aujourd’hui se cueillent Les fruits qu’hier portait En fleurs En pleurs En rires En souffrir ? Le rêve n’en devient pas plus agréable pour autant Le cauchemar fond dans le rêve /à moi ...
Empreinte bée
La coupe est feinte de silence et plus j’avance plus Je confonds ma peine aux méandres insignifiants de mes cauchemars défunts
Aujourd’hui se cueillent Les fruits qu’hier portait En fleurs En pleurs En rires En souffrir ?
Le rêve n’en devient pas plus agréable pour autant Le cauchemar fond dans le rêve /à moins que ce ne soit l’inverse IVRESSE de l’instant orphelin de son passé et que l’avenir abandonne sous X
Si fort j’éprouve l’impossibilité d’exprimer l’amour Je le glisse dans la frime des mots Prime émoi Il s’éclipse sans que personne ne le saisisse sang/vie Si je suis, tu n’es pas Si je fuis ; je ne me réalise pas Tu peux naître et grandir….encore une fois
L’amour est discrète présence insensible aux mouvances des sables contre-loi à la douleur trop frêle il soulève ce qui tant nous pèse il s’oublie et apaise… l’autre ici…. et… .en-soi
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Encorbellement
Une pluie d’ombre légère effleure de gris mes pas La pendule en secondes familières m’aiguille et je passe muraille
Les chemins à l’envers convergent ils plongent mes rêves dans un puits fauve où se noie l’un fini
Je puise goutte à goutte l’eau claire d’autres fois bleue sous la tonnelle de la coquille solaire
Chaque temps vide son sens sur l’enclume des jours Le marteau se lève métronome impeccable - il brise les habitudes –
Dans le sillage du cri le verbe plie ses cailloux - pépites ouvertes sur les lambeaux du vent –
Derrière les crêtes roses le souffle aspire la brume et sculpte des sourires sur les buissons ardents de la vie… en corps…belle
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Salomon ou la vie grandiose
L’univers s’éteint quand la flamme du désir par ma voix cesse d’être entrevue
Le flot ininterrompu des mots ……………………...............…………coule ………...............…………………..…………en boucles de paroles murmurées
Mon enfant..........j’habillerai l’espace autour de toi……………..............…………d’un chant d’amour et l’oreille qui écoute se laissera bercer jusqu’au temple où l’âme du poète secrète l’arche d’alliance
La poésie est art en mouvement et dans l’eau de sa fontaine je descends en muse-goutte
Nous sommes des vagabonds arpenteurs des routes de l’éternité Tôt ou tard la poussière ……………...........………….qu’elle soit d’argile ou d’étoile assoiffera nos yeux
Je laverai nos larmes au sel de la poésie
La décadence est à la mesure de toute gloire l’homme mû dans la souffrance découvre des mystères que sa grandeur ignorait
et la vieillesse dépose les armes troussant son regard vers les paysages intérieurs où gisent les démons …………………...........…vides de leurs pouvoirs
Puisqu’il faut vivre d’ épreuves Baignons-nous dans l’eau de Jouvence de la poésie dénouons nos élans jusqu’au bout de la vie en liesse
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Biographie :
Carmen Pennarun est née en 1954 en Bretagne. Avant de se consacrer pleinement à l’écriture, elle a été durant trente quatre ans professeur des écoles, nourrissant en parallèle sa passion pour la peinture et la poterie et élevant ses enfants. Encouragée à faire découvrir ses écrits, elle a d’abord publié, à compte d’auteur, un recueil de poèmes ; « Murmures à la fontaine ». Ce recueil a rapidement été suivi par un roman jeunesse destiné aux lecteurs à partir de sept ans ; « Rayon de Lune » édité chez Planète Rêvée. Carmen Pennarun intervient régulièrement dans les classes pour partager ses passions tant dans le domaine des Arts Plastiques que dans celui de la poésie. D’autres écrits sont en voie d’être publiés.