« Insurgé Poétique ! » A ce vieux clou rouillé vous pouvez me suspendreEt me maudire encore, ici comme partout,De rester homme libre, envers et contre tout,Je chanterai l’amour à qui veut bien l’entendre…Je préfère périr plutôt que de m’étendre,Composant mon poème impassible et debout,Je peux me regarder sans craindre le dégoûtEt marcher dans la vie aujourd’hui sans attendr ...
« Insurgé Poétique ! »
A ce vieux clou rouillé vous pouvez me suspendre
Et me maudire encore, ici comme partout,
De rester homme libre, envers et contre tout,
Je chanterai l’amour à qui veut bien l’entendre…
Je préfère périr plutôt que de m’étendre,
Composant mon poème impassible et debout,
Je peux me regarder sans craindre le dégoût
Et marcher dans la vie aujourd’hui sans attendre…
Pitoyables censeurs au verbe virulent,
D’avance réjoui de paraître insolent,
Je me moque et je ris de vos lois sans éthique…
Face à ce monde inculte, ivre plein de douleurs,
D’être ce que je suis, fidèle à mes couleurs,
Orgueilleux, je me nomme : « Insurgé poétique… ! »
Libre, je resterai…
Transgressant l’interdit voulu par les tyrans
Je transcris la clameur et porte la parole
Des peuples opprimés dont mes mots sont garants ;
Nul ne pourra jamais en ternir le symbole…
Poétique révolte, acte de résistance,
Mes vers comme flambeau, mes rimes pour mousquets,
Je n’aurai pour César la moindre complaisance.
Désignant l’infamie et ses nombreux laquais,
Je persiste et je signe et je porte le sceau,
Indélébile empreinte inscrite dans mes veines,
Je me moque du vent car je suis un roseau
Qui déclame son verbe absous de toutes chaînes.
Face à l’adversité des hommes sans raison,
Envers et contre tous défiant la tempête
Debout je fais toujours front et même en prison,
Libre je resterai puisque je suis poète !
Je lirai !
Face aux souffles contraires,
D’une voix haute et claire,
Je lirai le poème de la Fraternité ;
Ne vous en déplaise, je le lirai debout !
Je puiserai dans l’enfance
Des graines d’innocence
Et, sur le tableau noir de l’ignorance
Je lirai le poème !
Je sèmerai ses vers,
Tous les mots nécessaires
Sur les plaines et les monts,
Jusqu’au cœur de la terre…
Je répandrai sa semence
Dans les couloirs de l’indifférence,
Je graverai sur la pierre
Son nom en lettre de chair…
Je l’écrirai sur les ailes du vent,
Sur les vagues de l’océan,
D’une voix haute et claire ;
J’épellerai toutes ses lettres !
Face à l’obscurantisme,
Je comblerai les abîmes,
J’inscrirai ses rimes
Sur l’arbre et ses racines…
Par ma bouche, sa voix
Abolira les frontières,
Sa lecture, comme une arche,
Résonnera solidaire…
Les mains grandes ouvertes,
De par leurs sangs mêlés, tous frères,
Je m’adresserai aux hommes,
A eux et leurs consciences :
D’une voix haute et claire,
Le cœur humble et fier,
Je lirai le poème de la Fraternité,
Ne vous en déplaise, je le lirai debout !
BIOGRAPHIE:
Philippe Lemoine« Les innommables »
« Poussière d’Oxygène »
« Vins, Vignes, Vignerons »
millepoetes@orange.fr