RESUME DES 3 PREMIERS LIVRESLIVRE I : LA PIERRE-SOLEIL - On n'aurait pas dû ! Non, ils n'auraient pas dû s'arrêter au village des loutres, mais ils étaient si las, après une saison de combats, et il était si près... Ils auraient mieux fait de camper dans un champ d'orties Ils avaient vite compris. Ils l'avaient traité selon ses mérites, et étaient partis. La gloire et les honn ...
RESUME DES 3 PREMIERS LIVRES
LIVRE I : LA PIERRE-SOLEIL - On n'aurait pas dû !
Non, ils n'auraient pas dû s'arrêter au village des loutres, mais ils étaient si las, après une saison de combats, et il était si près... Ils auraient mieux fait de camper dans un champ d'orties
Ils avaient vite compris. Ils l'avaient traité selon ses mérites, et étaient partis. La gloire et les honneurs les attendaient. Ils devaient s'en aller !? C'était tant mieux !
... C'était tant pis.
LIVRE II : LE PRINTEMPS SACRÉ L'ambition est une qualité... mais si elle se heurte à un homme trop favorisé, tout change. Elle devient la mère de tous les crimes
Parce que les dieux l'ont mis en travers de l'ambition de Thonronsis, Kleworegs va devenir l'objet de sa haine. Il va échapper à plusieurs tentatives de meurtre... jusqu'à ce que l'une d'elles soit bien près de réussir.
... Et si la mort ouvrait la porte sur un autre monde... Si la volonté de refuser ce monde l'emportait sur la fatalité du destin promis ?
LIVRE III : A CHACUN SES CONQUÊTES ['J'ai voulu lui donner sa chance !']
Kleworegs, favorisé et élu par les dieux, en a fait un peu à sa tête avec les lois humaines. C'était un amusant défi d'offrir à Udnessunus, paysan roublard, les mêmes opportunités qu'à un roi. Malgré ses qualités, il ne saurait quoi en faire.
Il avait bien choisi son homme... trop bien. Udnessunus a réussi très au-delà de ses espérances, à faire honte à bien des rois... Et même à lui, à qui la chance n'a guère souri.
Laissera-t-il la jalousie l'emporter ?
EXTRAITS
LA PIERRE-SOLEIL [I]IL
... Flanc fendu, boitant bas, il était rentré de sa chasse ; il avait appris l'outrage fait aux siens ; il était reparti, blessures bannies. À quoi bon chercher plus avant ! L'honneur à venger ne souffre pas l'attente.
Pour mener sa quête, il n'avait qu'un nom : Kleworegs, roi du clan du Cheval ailé.
C'était le nom de sa cible. C’était assez.
... Il prit sa piste.
Pourquoi n'avait-il pas été là le jour de l'affront ? Il aurait su l'empêcher, lui... Il fuyait sa vie d'avant... si morne, si lourde d'ennui.
Pourtant, tout autour de lui, à son insu, le monde était en marche. Mais comment, fils d'un fief perdu, aurait-il connu les arcanes du siècle et les secrets des rois ?
INSERT, 1En ces jours où Kleworegs et les siens, enrichis d’un butin divin, chevauchaient, sereins, par steppes et bois, la planète vivait une de ses heures les plus calmes. Würm, la dernière glaciation, était finie depuis des siècles. Passé le danger d'un retour offensif du froid et des glaces, de nouvelles terres s'offraient à mesure du réchauffement imperceptible et harmonieux du globe. Elles seraient à ceux assez hardis pour rejeter l'atavique frayeur qui les retenait d'y pénétrer.
La vie de la Terre, qu’elle veille ou sommeille, est à sa mesure. Après un temps de changements – le renne s'éloignant, fuyant la chaleur, des rives du Danube où il paissait vers les plaines arctiques, les derniers mammouths et rhinocéros laineux agonisant et disparaissant à jamais –, elle était retournée à sa routine endormie. Glaciation et redoux n'avaient laissé d'autres vestiges, de nombreuses espèces triomphantes, que des légendes. Certaines contaient qu'on retrouvait parfois, enchâssées dans la glace comme l'araignée dans la pierre-soleil, des créatures plus grandes que les chariots ou les huttes. Mais c'était des légendes et nul, sauf quelques enfants crédules et des vieilles édentées et gâteuses, n'y accordait crédit. Dans le sommeil ou l'âge extrême, des humains à la raison engourdie avaient engendré des monstres. Qui allait penser qu'en resurgissait la mémoire enfouie ?
Sur cette terre dormant d'un calme apparent, après avoir sacrifié quelques hôtes majestueux, moins que pucerons à son échelle, la vie continuait. À des lunes de chevauchée, sur un sol ignoré, elle crachait son trop-plein de puissance en un immense et sombre panache. Son feu embrasait et noircissait le ciel, occultant soleil et étoiles... Plus près d'Aryana, mais non moins à l'insu des siens, la même force secouait un archipel à l'orient. Là, quelques îlots, rongés par les flammes souterraines, s'enfonçaient, avec lenteur ou violence au gré de la colère des profondeurs, sous des eaux d'une couleur immuable.
Nul témoin n'en rendrait compte. Les flots formaient encore une barrière infranchissable. Quant au mont grondant sur le sol lointain, peut-être quelques lointains parents des Muets le sentaient-ils trembler, mais une terreur sacrée les en avait, depuis longtemps, détournés. Tous, lâches comme héros, avaient fui ou fuiraient bientôt ses abords pour les douces plaines du midi. Ils s'y établiraient et oublieraient à jamais le tonnerre de la terre. Personne ne le verrait exploser en blocs énormes et infimes poussières.
De ces cataclysmes – moins que friselis à la surface du globe – à frapper d'effroi le plus endurci, d'innombrables existences, en ces temps et ceux à venir, allaient dépendre. Et le destin d'Aryana en serait tout changé.
Ce mouvement représentait une seconde pour la Terre, un jour pour l'humanité, un an pour les peuples.
Pour les simples mortels, une vie.
Pour quelques héros, sans qu'ils n'en sachent rien, l'occasion d'enfanter l'histoire.
LE PRINTEMPS SACRÉ [II]
INTRODUCTIONSix fois déjà depuis le début du monde, les dieux avaient averti Aryana, assoupie dans sa prospérité et bientôt trop petite pour nourrir tous ses fils, d'envoyer ses cadets à la conquête de terres nouvelles. Six fois ils avaient désigné le but, six fois élu le guide... Et Aryana, chêne vigoureux poussant ses jeunes rameaux au sortir de l’hiver, avait, après chacun de ces Printemps Sacrés, crû et gagné en puissance.
... En ces jours, passé son poids de peines, était arrivé le temps du septième.
A CHACUN SES CONQUETES [III]
INTRODUCTIONAprès un périple de plus de trois lunes, l’homme retrouvait son foyer. Il avançait, silhouette de suie, sous la nuée ténèbre. Il arriverait bientôt... A la brune, à la nuit jeune ? Toujours il l’ignorerait. Cette connaissance était l’apanage des Présences brillant, au-delà des frondaisons, au-dessus de la voûte des nuages. Il ne s’élevait pas contre ce privilège... Pas même s’il songeait un instant à l’envier. La supériorité des Présences résidait dans leur savoir, infini face à l’ignorance humaine.
Il avançait. Il serait sous peu parmi les siens. Il se faisait une joie de les revoir. Pourtant, ce n’était pas eux qu’il irait saluer d’abord. Ses premiers mots seraient pour la Vierge Mère de tous, maîtresse du hameau. Elle seule, bien que moins instruite que les Présences, aurait assez de science pour lui dire, et à tous ceux vivant sous sa loi, les mesures à prendre devant ce qu’il allait lui révéler. Il avait vu, sans comprendre, ne pouvant que trembler et s’émerveiller. Il avait vu des êtres à corps d’homme, porteurs cependant de secrets qui en faisaient les égaux des Présences. La Mère de tous saurait qui ils étaient. Lui n'en connaissait que leur nom, qu’ils clamaient à tous les vents : Aryos
Il dirait ce nom à la Mère. Il se le répéta une dernière fois. Oui, il saurait le prononcer comme il convient, avec juste la petite déformation qui ôtait aux mots inconnus leur possible magie.
... Il pénétra dans son village.
JOURS TRANQUILLESEt les lunes filèrent. Kleworegs, de sa citadelle, perdait son monde de vue. Il en recevait de temps à autres des nouvelles, déformées, arrangées... Tout allait bien, tout allait très bien.
Seul Udnessunus lui envoyait, avec une régularité et une ponctualité confondantes, nouvelles et tribut. Il était venu une fois en personne, gros, gras, couvert de fourrures... un mange-miel prêt à hiberner.
Il arrivait avec mille dons et un unique désir, qu'ils appuyaient : être reconnu roi. Il n'étalait pas sa richesse, mais en suait de partout. Qu'il s'en contente ! Il l'avait renvoyé, comblé de biens. Il ne lui devrait rien.
Il s'était rendu deux fois à Kerdarya. C'était pour des affaires de hauts rois. Il avait chaque fois manqué Pewortor de peu, et son ancien prêtre n'avait pas souhaité le rencontrer. Il avait su son malheur. Il n'avait pas insisté.
Il s'en était retourné. Il avait un fief à gérer, même si ses proches s'en chargeaient en son absence. Ce n'était que routine. Les récoltes abondaient, les tributs rentraient. Lui et Belonsis avaient fini par soumettre, comme Udnessunus, quelques clans étrangers vivant en lisière des bois. Le troisième caste avait établi pour eux des lois très douces, mais se montrait impitoyable à qui osait les transgresser. Il avait préféré leur mettre un carcan rigide, mais trouvait toujours une bonne raison pour adoucir le sort des contrevenants. Son gendre faisait comme lui, quand il était seul, mais était aussi inflexible qu'Udnessunus en présence de sa femme ou de ses compagnons.
Pendre quelque voleur d'arme ou de cheval, bannir une adultère, ne venait guère troubler son train-train. Avec le temps, il avait adopté le point de vue de ses placides sujets... Demain était le même jour.
INTERSIGNE [du livre IV]C'était l'automne. Il régnait une tiédeur apaisante. Kleworegs avait voulu s'y baigner... C'était celle de son ancien fief en pareille saison. Il était sorti sous la Brillante. Depuis leur arrivée, elle était son amie.
Il s'assit sous un pommier. Juste au-dessus de lui brillait, dans la lueur de l'astre, et rond comme lui, un fruit gonflé de toutes les richesses de l'été. Il tendit le bras, le prit, le cueillit d'une brève torsion du poignet, le lustra de sa manche, le mira, y mordit... cracha.
- Saletés de vers !
EXILS [du livre V]Les deux troupes s’en étaient allées, au cœur peur et colère, au cœur espoir et joie. Les révoltés, tout honte et haine, accablés de malédictions, fuyaient vers l’ardeur du midi... Qu’ils s’y fassent oublier ! Les hommes d’Udnessunus, tout fierté et allant, salués de chants, volaient vers la douceur du noroît. Un dit déjà les célébrait. Ils partaient s’emparer de fiefs nouveaux. Ils s’y épanouiraient pour la plus grande gloire d’Aryana.
Kleworegs était venu leur dire adieu. Il les avait chassés, certes, pour avoir tué de nombreux fils de leur race... C’était les amis et les complices de ceux qui fuyaient, devenus loups. Il n’irait pas le leur reprocher. Hélas, c’était la loi. Ils ne pouvaient rester sur les terres où ils avaient répandu le sang de leurs frères. Ils s’exilaient, mais avec tous leurs biens, leurs troupeaux, en un nouveau Printemps sacré, surgeon du premier. Il y régnait d’ailleurs la même allégresse, la même foi dans un avenir radieux... Et plus que tout, les paysans et les pasteurs autour d’Udnessunus avaient une certitude. Ils seraient, dans ces terres nouvelles, enfin leurs maîtres.
Ils feraient tout pour mériter ce destin.
Le BisonMassive boule de muscles et de force brute, une tonne de bison mâle, au poil déjà grisonnant, allait, tête baissée, cornes en avant, décidée et furieuse. Sa bosse, sous une houle qui la faisait encore plus grosse et haute, lui donnait l’aspect d’une colline en branle. La sauvagine, rien qu’à entendre son pas, en ressentait l’irrépressible fureur. Il n’y en avait pas un, dans son atavique prudence, pour rester sur son chemin, voire à portée de sa courte vision.
Il allait d’un pas ferme, sans dévier d’un pouce, insoucieux de ce qui, pour son malheur, croisait sa voie. Seuls quelques arbres au tronc énorme le détournaient un peu de sa route. Il ne les évitait qu’au dernier instant, quand le choc semblait inévitable, et reprenait aussitôt sa ligne de progression, si précis qu’il semblait n’en pas avoir divergé. Les fûts rescapés de son avancée dévastatrice n’étaient guère nombreux. Les jeunes arbres tombaient devant lui, poussés du front, s’abattant en un craquement sec. Les arbrisseaux, piétinés, l’herbe, foulée par les sabots rageurs, n’échappaient pas plus à sa charge lente et irrésistible.
Biographie:
MARC GALANNé en France
Etudes à l'école nationale des langues orientales, spécialités langues finno-ougriennes et langues baltes.
A suivi les cours de l'EPHE [avec Dumézil et Hambis].
Etudes de linguistiques à la Sorbonne [langues indo-européennes et néo-latines].
Courtage international en matières premières agricoles.
Marchand en numismatique [Monnaies antiques et française]
Agent d'artistes contemporains [russes et latino-américains]
Traducteur
Romancier, j'écris AUBE, une saga sur la préhistoire de l'Europe. En voici un résumé des premiers livres et quelques extraits.
Saga historique, épopée, roman d’heroic fantasy, AUBE, roman en ligne, raconte l’histoire des Indo-européens, ancêtres des nations de l’Europe, d'une partie de l’Asie, des Amériques et de l’Océanie.
Cette saga de l'Europe se déroule à l'aube des peuples, à la fin de la préhistoire, moment où l’histoire commence et où la civilisation apparaît. A l’est de l’Europe vit cet ensemble de tribus aux institutions et au langage communs qui sont la base de la plupart des langues, des mythologies et des systèmes politiques et sociaux de l’Occident. AUBE raconte leur histoire au travers de celle de quelques-uns de leurs représentants à cette époque cruciale où leur peuple éclate et se disperse.
D’eux sont nés toutes les nations d’Europe, l’Inde, L’Iran, mais aussi tout le monde anglo-saxon et latin. Découvrez cette épopée, celle de nos ancêtres et de nos racines. Marc Galan, romancier et critique d’art, nous la décrit dans une écriture très contemporaine.
marcgalan@voila.fr