Petite soeur de PalestinePetite soeur de PalestinePetite fleur dans ma poitrineTu saignesPetite frangine abandonnée A la fureur des hommesTu pleuresTon pays, ta patrieMuselée, emmuréeSe meurtTa maison, ton foyerDémolis, mutilesTe manquent...Petite soeur de PalestinePetite gamine abandonnéeTu criesQui viendra relever Ton peuple flagelléA mort ?Ce peuple tant aiméDu taulard Jean GenetAspireA ...
Petite soeur de PalestinePetite soeur de Palestine
Petite fleur dans ma poitrine
Tu saignes
Petite frangine abandonnée
A la fureur des hommes
Tu pleures
Ton pays, ta patrie
Muselée, emmurée
Se meurt
Ta maison, ton foyer
Démolis, mutiles
Te manquent...
Petite soeur de Palestine
Petite gamine abandonnée
Tu cries
Qui viendra relever
Ton peuple flagellé
A mort ?
Ce peuple tant aimé
Du taulard Jean Genet
Aspire
A boire sans retenue
Un air enfin gonflé
De paix
Mais vers qui se tourner
Qui saisira la main
Tendue ?
Petite môme de Palestine
Un grand frère s'est tourné
Vers toi
De tous les combattants
L'un des plus clairvoyants
Te parle
Il connut la prison
L'exile et les insultes
Des lâches
Mahmoud Darwich a vu
Ce que d'autres encore
Ignorent
Petite fleur de Palestine
C'est à toi qu'il annonce
Ceci :
' Un autre jour viendra '
Un nouveau jour puisé
En toi
' Un autre jour viendra '
Te dit Mahmoud Darwich '
' Un autre jour viendra
Féminin ' !
Arbre mon frèreArbre mon frère, répétait le peintre à ses élèves, toi mon semblable, toi mon si proche, issu de la même lignée, de même lit, même souche.
Arbre, grand frère, puissant aîné, fièrement érigé, vers qui, bras tendus, je me suis étiré... jusqu'à la verticalité, tu m'enseignas le goût de l'ascension, l'art de l'élévation vers les limites à transcender.
Arbre, mon plus que frère, de qui je descends, en tes bras je me suis épanoui, j'ai mûri, avant de me détacher de ta ramure, quitter l'immobilité pour fuir ma terre nourricière.
Arbre, frère délaissé, j'ai connu le mouvement, je suis devenu l'Homme, espèce mutante, version mobile de l'arbre.
Depuis, je cours à la recherche de ce qui tant me fait défaut, dont je fus amputé : ma souche abandonnée, mes racines oubliées et, dans ma course folle au devant du promis, j'ai franchi en un temps record l'espace me séparant de la fin annoncée.
Arbre, mon toujours frère, à tous, la mort est annoncée. Mais toi, tu sais attendre à ta place, immobile, que l'artiste ait achevé son oeuvre.
Cet arbre en toi [M.C.E.D.]
De mur à murDe mur à mur les mots en écho. Le murmure s'éparpille en paillettes. La rumeur s'épanouit morcelée. De mur à mur se perpétue la rumeur remémorée. S'amorce alors l'étroit commerce entre murs et mots. Des mots aux murs et puis de murs à murs s'amplifie le discours initial. Les mots émis percutent le coeur des murs et leur saveur perdure au coeur des pierres. La pierre vibre à l'impacte des mots et perpétue la pulsation qui les anime. La percussion des mots sur la pierre des murs produit un accord qui se propage au long des murs. Le corps des mots émis des corps de chair s'unit au corps des pierres réunies en corps multiples appelées rues. De pierre à pierres de mur à murs de rue à rues se poursuit le dialogue entre les corps. Se construit une cité de pierres, de mots et d'humains.
Pluie de mots
[Le Valluisant]
biografia:
Paul-Henry VINCENTNé en 1942 en Bourgogne, a un peu voyagé mais pas autant qu'il ne le souhaitait.
Vit actuellement en Auvergne.
Ecrit depuis 1969 [romans, nouvelles, et désormais surtout de la poésie]. A publié mais pas autant qu'il le souhaitait et pas encore chez des éditeurs connus.
Consacre une grande part de son temps à défendre la poésie sur tous les fronts en particulier dans des lectures publiques et les scènes Slam.
Défend les poètes du mondes, surtout ceux qui n'ont pas la parole. A participé à des lectures d' Aimée Césaire et Mahmoud Darwiche.
vincentpaul2@wanadoo.fr