Les enfants de ManilleAvez-vous entendu ce cri ?Il déchire notre âme...Aidons ses enfantsMême si ce ne sont que des mots !Prendre sa plumePour dire notre horreurQu'en ce siècleIl a une mauvaise odeurIl me tarde de vous l'écrire :Sur une montagne d'immondicesDes centaines d'enfants aux pieds nusCherchent quelques pièces de ferraillesUn reste de victuailleParmi les matières fécalesCe sont le ...
Les enfants de ManilleAvez-vous entendu ce cri ?
Il déchire notre âme...
Aidons ses enfants
Même si ce ne sont que des mots !
Prendre sa plume
Pour dire notre horreur
Qu'en ce siècle
Il a une mauvaise odeur
Il me tarde de vous l'écrire :
Sur une montagne d'immondices
Des centaines d'enfants aux pieds nus
Cherchent quelques pièces de ferrailles
Un reste de victuaille
Parmi les matières fécales
Ce sont les enfants de Manille
Qui vivent ce régime
Pour survivre sur cette terre
Un enfer, une galère
Quand harasser par la fatigue
La nuit vient à tomber
Il cherche une tombe pour s'allonger
Car dans ce lieux, ils se sentent protéger
Un peu de drogue [le rubis] pour s'endormir
Pour échapper aux morbides
Ils n'ont pas choisi cette vie
Ou traîne la maladie [le sida]
La prostitution pour survivre
Détruit au bout du compte l'émotion
La misère à un nom
Pauvreté et prostitution
La misère à fait son nom
Sur les enfants de basses conditions
Les hommes de ce pouvoir
Ne veulent rien voir
Les hommes de ce pouvoir
Croient encore à l'illusoire
Dans ce chaos infernale
Seuls deux prêtres pas banals
Apportent un peu de chaleur
Pour réconfortés les pauvres coeurs
Ce sont les enfants de Manille
Qui ont remué mes tripes
Ce sont ses enfants
Qui vous parlent en ce moment
Arlette PhilboisL'espoirElle s'appelle confiance
Et tu as de la chance
De lire tous ces mots
Pour rencontrer le beau
Elle s'appelle la délivrance
Pour te couvrir de son manteau
Te serrer dans ses bras immenses
Et t'offrir en cadeau ta chance
Confiance à cette eau pure
Qui béni tes entrailles
Ton âme qui dure
Reflète la beauté de tes mots
Pour t'habiller d'un air heureux
Ne soit plus malheureux
Laisse tes larmes coulées
Elles sont un havre de paix
La joie reviendra dans ton coeur
Libre seront toutes tes peurs
De voyager très loin ailleurs
Pour retrouver le bonheur
***
Libre d'êtreDans la solitude de la pensée
Amenée à croire en la vérité
Celle qui anime l'espoir tant rechercher
Revient sans cesse s'aventurer...
Elle s'en va au milieu du chemin
Recherchant quelque chose ou quelqu'un
Subitement elle se souvient de ses chaînes
Qui liait son corps et sa peine...
Pourtant en réfléchissant la raison s'égare
Se perd le long d'un couloir
elle sombre
Espérant une porte de sortie
Celle qui va ouvrir la vie...
Comme elle connaît ses limites
Elle consomme le fruit
De la justice divine
****
La conscience universelleDe sa coupe il a empli
Les délices de la vie
Pour la déversée sur terre
En promesse et en tendresse
Conjuguant le parfait et l'imparfait
De tout ce qui peut être fait
Déroulant son tapis bleu
Sous le regard du soleil en vieux
La nature s'est faite joyeuse
En soulevant les prémices heureuses
Inondant les torrents et les rivières
Abreuvant les paysages, et les genièvres
Pour tous ceux qui croient au partage
L'amour a semé dans son sillage
Un joyau éternel, inexplicable
Celui de vivre en osmose durant notre passage
Vers la conscience universelle, intègre
En nous sommeille
Arlette Philboisbiografia:
Arlette Philbois Deuxième d'une famille de quatre enfants toutes des filles, elle a vu le jour au Havre le 22 février 1950, née d'une mère Normande et d'un père de nationalité Espagnole, un mélange entre le feu et la glace. Elevée jusqu'à l'âge de sept ans chez sa grand-mère paternelle qu'elle adorait à Saint Denis.
Sa mère travaillait, son père avait rejoint son pays au moment ou Franco sévissait en Espagne. Il fût prisonnier pendant cinq longues années. Un manque que rien ne put combler dans le coeur d'une petite fille. A son retour ils étaient comme deux étrangers.
Elle a commencé son premier travail, à moins de quatorze ans, dans une usine de montage de poste de radio. Un apprentissage de la vie qui devrait revenir pour tous les jeunes de la nouvelle génération, entrer dans le monde des adultes forge le caractère, et nous apporte le courage de regarder vers l'avenir.
Puis elle a grandi, son père devenu alcoolique à cause des blessures, sa mère faisait ce qu'elle pouvait pour joindre les deux bouts dans le foyer. Les scènes étaient de plus en plus répétées, elle n'aspirait qu'à une chose, partir, fuir de ce cocon qui était devenu invivable.
1968... De ce fait le premier venu était le bon pour fuir, mais quelle erreur ! Elle l'a payé très cher. Mariée, au bout de deux années, un divorce s'en suivit avec la naissance de sa première fille Isabelle [1969]. Naïve à cette époque, elle en a perdu la garde. Commence alors de longues années de souffrances,du à son absence.
Le schéma se reproduit plus tard...
Depuis 1969...Isabelle, n'a su son existence qu'à l'âge de 10 ans. L'entrevue s'est mal passée, elle pensait qu'elle l'avait abandonnée, alors que son père à tout fait pour l'en éloigner.
1989...Elles ont renoué les liens lors de la naissance de sa première fille Mélodie, c'était encore chaotique, elle fît tout pour garder sa fille, en se séparant de celui-ci.
Elle se rapprocha de sa mère définitivement lors du décès de Ludovic son frère.
1971...Un autre homme est venu à sa rencontre, avec un destin tragique, qui est son mari aujourd'hui. Georges orphelin à l'âge de neuf ans, élevé par ses grands parents sans aucune affection, mais des tâches ménagères à n'en plus finir. Leur rencontre fut l'union de deux coeurs isolés. Seul bémol dans leur histoire, Georges avait un penchant aussi [tout comme son père]pour l'alcool. Elle l'aimait, faisait en sorte qu'il en prenne conscience, ce fut son premier combat [pensant le sortir de ce terrible fléau].
1974...Naissance de leur fils Ludovic, ils étaient fous de joie. Un garçon timide et réservé, leur a apporté beaucoup de joie dans sa courte existence, Ludo [22 ans] est décédé d'un accident de voiture le 20 juillet 1996. Une souffrance qui depuis 13 ans et demi est toujours aussi forte.
1975... Naissance de Nathalie, un bonheur sans précédent, est venue agrandir la famille. Aujourd'hui elle est mariée. Une petite fille Chloé en [1999] et un petit garçon en [2003]. La joie d'être grand-mère.
1980.. Naissance de Tony, heureuse et comblée. Un enfant joyeux drille qui apportait beaucoup de bonheur. Suite au décès de son frère Ludovic. Tony est devenu malade, diagnostic 'tumeur au cerveau' inopérable. Quatre mois de souffranceS pour tous, quatre mois ou ils ont vu leur fils se dégrader de jour en jour physiquement et psychologiquement. A la fin de son agonie, le médecin ne lui a pas fait de morphine, et les a laissés en plan. Alors dans son désespoir, Arlette a débranché le respirateur artificiel pour le délivrer de cette souffrance insupportable. Il était entrain de mourir et elle a été la seule à le délivrer de ce terrible mal, le cancer. Tony [22 ans] est décédé le 11 juillet 2002.
Pendant toutes ses périodes de souffrances, elle n'a pratiquement jamais arrêté de travailler. Il lui fallait se raccrocher à la vie coûte que coûte, son mari sombrait dans sa dépendance alcoolique. Il a fait depuis quelques années, des allers et retours entre l'hôpital et la maison. Aujourd'hui elle est fatiguée, et n'aspire qu'à une chose ; pleurer ses enfants, tout en sachant qu'il est impossible de faire son deuil... Ses épaules ne peuvent plus porter.
Un espoir illumine ce triste destin, son mari l'épaule en faisant de gros effort pour ne plus boire, il voit qu'elle est au bout de elle-même. Heureusement, l'écriture lui a apporté un soutien énorme, car sans elle, elle ne serait pas là aujourd'hui à écrire sa souffrance.
La foi de croire en la nature et en Dieu, lui a apporté les éléments les plus fondamentaux pour continuer à vivre. Aujourd'hui son regard se porte, vers l'humanité ou la souffrance est quotidienne. Un à un il lui faut gravir l'échelle pour comprendre ce monde ou il faut grandir
avec des combats continuelles. Seule la foi nous conduit vers l'espoir.
arlette.philbois@wanadoo.fr