AbsencesLa vie nous sépare de ceux que l’on aime.Et moi si je pouvais arrêter tout cela !Quand mes pensées s’arrêtent sur mes fantômes,Que ces absences à mon corps et à mon âme sont douloureuses !Ecrire devient alors ma seule consolation même si je sais que ce n’est qu’une narcose éphémère.Liens ineffaçables de mon cœur à jamais blessé par le manque d’une personne familià ...
Absences
La vie nous sépare de ceux que l’on aime.
Et moi si je pouvais arrêter tout cela !
Quand mes pensées s’arrêtent sur mes fantômes,
Que ces absences à mon corps et à mon âme sont douloureuses !
Ecrire devient alors ma seule consolation même si je sais que ce n’est qu’une narcose éphémère.
Liens ineffaçables de mon cœur à jamais blessé par le manque d’une personne familière. Dans ma mémoire ces déchirures de l’éloignement et de la mort sont à la fois abîmes profonds et crêtes lumineuses. Je sais que malgré tout le mal qu’elles m’apportent, je les garde jalousement. Elles sont à la fois ma force vitale et mes faiblesses. Elles guident mes pas. Je fais danser mes fantômes dans mes rêves les plus fous. Les blessures ne s’estompent pas mais je sens qu’elles me grandissent, m’irradient, m’embellissent. Elles se parent de mille desseins pour l’avenir. Elles forment alors la substance même de ma destinée. Le temps s’écoule mais je veux conserver toutes les émotions et sensations passées. Ces absences présentes à ma mémoire deviennent alors des trésors, des complices de tous les jours : la vraie richesse. La mort n’existe plus si la mémoire reste.
***
Impatiences meurtries
Et alors ?
Qu’est-ce que ça peut vous faire ?
Le rien du moment m’exaspère
A n’en plus savoir que faire
A n’en plus savoir le taire
Naissance étouffée de l’excès
J’aurais voulu glisser
sans jamais m’arrêter
Crier pour m’arracher
Voler
Déchirer le voile de vos raisons
Les limites délétères de vos prisons
Les yeux calme dans la tourmente
Fractale évanescente
Les larmes viennent ardentes et violentes
Je pleure mes belles impatiences
Meurtries au cœur de leurs tremblances
Dans le lit des rivières elles s’évaporent
Sublimes et gémissantes
Je vous rage et m’indispose
Je retourne dans mon cocon, mon mien
Ma coquille odorante
Tissée de flammes et de vanille
D’air et de miel
D’eau et de fiel
Ma coquille odorante
De mouvement et de bruit
De rires et de replis
Je vous nargue et m’indiffère
Je ne passe pas
Je crève le soleil
Inertie, léthargie
La vie cogne
A n’en plus savoir que faire
A n’en plus savoir le taire.
***
Traces
Je poursuis
Dans la ville
L’invisible, l’arabesque
Le plein, le vide, le fil
La ville s’embarque
De cloche-pied à flaques
Je jette
Dans les miroirs
Les dés, l’idée, les fées
La ville en ricochets
s’incline à nos reflets
Je devine
Dans l’échancrure
Le deux, le feu, l’histoire
La ville m’embrasse
Je suis la trace
De serments en sentiments
Dans l’invisible
Je garde les dés-clés de nos regards
Pour ne plus rien donner au hasard.
Vide et illusion
Rien de directement palpable
Si ce n’est l’appréhension de ce palpable
La fine compréhension
Qui à cette fraction de seconde cristallise
La finitude, l’objet et le contour des formes
Dire et redire
Inlassablement pour que le rien n’échappe et devienne
Lâcher les images
Retenir et aimer alors les sentiments qui viennent
Illusions béates que cette tragédie humaine livrée à l’errance
Dans cette profusion iconique
Comment faire confiance
A cet être si fragile
Inconstant et futile ?
Comment le mettre en garde
Et qu’il se reconnaisse ?
Fétu de paille
Impétueux et gracile
Seul et misérable
Je ne peux me comprendre
que si je me regarde et me tourne
Long travail du poète qui défile
Chaque linéament du tissu des pensées
La distance marque ce qui constitue Ta substance
La substantifique moelle
Accepte sans détours l’illusion
Et les rêves dont tu construis ta vie
Tout prendra alors couleur de vérité
Armé de lumière contre l’adversité
Tout ce qui constitue tes désirs seront ta réalité
Biographie:
Née en 1960, une enfance heureuse entourée de nombreux amis, à Saint Gratien en région parisienne. Métissage entre un père aveyronnais et une mère française d’origine italienne.
Sa carrière est à l’image de cette pluralité puisque sa destinée l’amène dès le collège à s’ouvrir à de multiples disciplines : la danse, le sport, le théâtre, la lecture des oeuvres littéraires, l’écriture.
Elle fait ses études à l’école publique puis au lycée pilote d’Enghien et enfin à l’Ecole Normale de Chartres. Elle se marie, a trois enfants, enseigne et obtient en parallèle une maîtrise de français langue étrangère pour se spécialiser dans l’apprentissage du français pour les étrangers. Le langage peut devenir un outil de pouvoir. Lire c’est s’ouvrir au monde et Vivre. C’est ainsi qu’il lui semble primordial de se mobiliser contre l’illettrisme. Si l’enseignement est une vocation, sa passion secrète est l’écriture.
Son premier livre, en 1990, est un recueil de poésies : Un peu d’amour avant la fin , florilège où elle rassemble des poèmes écrits depuis l’enfance, puis Prends soin de tes rêves qu’elle écrit en 1993 mais qu’elle ne publiera qu’en 2005, la fissure en 1999, livre co-écrit avec une amie chère, Véronique Deroy et édité en juin 2000 par les Editions Lettres du Monde.
Et Mage, Magie, Image recueil de photos [ Emmanuel AUGUSTINE ] et poèmes, en 2000.
Ses livres traitent de solitude et de quête de tendresse dans un monde souvent hostile.
Elle fonde en 2002 l’ association « l’Echappeebelle » regroupant des amis artistes de tous bordsdans le but de créer une synergie d’entraide et de stimulation créative.
Des questions omniprésentes se retrouvent en filigrane dans tous ses livres « Est-il décent d’accepter les injustices? Y-a-t-il encore dans cette Histoire qui se répète l’espoir d’actions réparatrices »
Pour l’Homme perdu dans l’univers, la solution est sans conteste l’Amour, l’ultime vérité contre les Guerres, l’ignorance, les fanatismes et l’intolérance.
Son