Le baiser de la fée...!Le ciel de grêles tatoué, sanctionneLe silence de marbre, inconnu,Au hasard, muet, s'abriteLa lumière s'effriteSous les lampadaires éteintesDe ce dernier jeudi amerD'une année filante qui s'éteintQuelques passants attardésDans ces rues nocturnesLes derniers pains servisTraînent les pieds si lourds Las de cette marche infinieQui ne cesse ... jusqu'au dernier abriL'il ...
Le baiser de la fée...!Le ciel de grêles tatoué, sanctionne
Le silence de marbre, inconnu,
Au hasard, muet, s'abrite
La lumière s'effrite
Sous les lampadaires éteintes
De ce dernier jeudi amer
D'une année filante qui s'éteint
Quelques passants attardés
Dans ces rues nocturnes
Les derniers pains servis
Traînent les pieds si lourds
Las de cette marche infinie
Qui ne cesse ... jusqu'au dernier abri
L'illusion règne de bout en bout
Sans songes et sans repos
Entre mes quatre murs délavés,
Sans aucunes parures
Je m'engouffre
Une chaise orpheline à trois pieds,
Au sourire moqueur
Des ustensiles et une casserole
Epars sur le sol cimenté
Un lit de bois, sexagénaire,
Fidèle témoin d'ancienne époque
Une musique sacrée
Aux allures sereines, soudain, se meut,
M'enveloppe le corps et l'âme
Mes mains s'élèvent vers les cieux
Comme pour les cueillir
Je sentis un doux zéphyr
Effleurer mon âme triste
Comme une douce caresse
Sur ma nuque nue
Une envolée de papillons blancs
Emerge de mon miroir
Pavane et jubile d'euphorie
Peint une toile sur mon mur dégarni
Des odeurs enivrantes émanent
Transpercent mon silence timide
La nuit, parée d'étincelles,
Se teint d'étoiles filantes
Je jette tous mes regrets et mes maux
Par cette lucarne entrouverte
Mes mots dansent sur mes pages
Enfin la délivrance,
Le bal masqué des anges
Et ma belle fée
Venue à ma rescousse...
Mohammed EL QOCH © 2010Le dernier voyage des mots...!Je te laisse l'eau et le feu
Braises ardentes d'un coeur,
Entre vagues et écumes blanchâtres
Mes pas scellés, figés
Des voix à l'horizon
Vestiges de mots inaudibles
Sans échos, sans fumée
Incarcérés dans le silence
Entre solitude et démence
Et la cendre consumée
La silhouette des poètes
Déambule dans la ville voilée
Dans l'asphalte noir maudit,
Dans l'ombre des pas indécis,
Se faufilent les vers démunis,
Indésirables, chassés
Faut-il escalader les cimes
Où la vérité se camoufle,
Sous sept pierres?
Voguent les mots, si loin,
Plus d'abri, plus de sanctuaire
Sur cette terre
Peut-être que les cieux
Seraient cléments...
Mohammed El Qoch © 2010Eclats de songes...!Hautes sphères
Cieux obscurs
Baignent des corps
Dénudés, sans parures
Escaladent les marches
De l'infini
Ils errent sans frusques, sans haillons,
Titubant, les pas souillés
De boue ocre visqueuse
Sans le moindre sourire
Et tombent, se relèvent
Et repartent encore,
Sans baisser les bras
Nostalgie amère
Vestiges de soupirs muets, taciturnes
Les pas déchaussés de rêves
Sans mélodies, baignant dans le silence éternel
Sans balbutiements de lèvres suturées
Se laissent bercer de froid et d'effroi
Des chauves souris aux ailes ciselées
Rôdent, piquent, éventrent et se délectent
De sang frais, pourpre de ces corps chétifs
Implorant le ciel noir sans étoiles
Armés de prières et de pierres,
A mains nues, sculptent le mur,
De soleil naissant, de jasmins odorants,
Sans se lamenter
Ils attendront l'aube,
Les rossignols, l'essaim des abeilles,
Le fou rire des mômes
La colombe et la branche de l'olivier bénis...
Mohammed El Qoch © 2010biografia:
Mohammed EL QOCHNé à Kénitra au Maroc, professeur de français, amoureux de la poésie depuis la jeunesse jusqu'au terme!
agilecommelevent@hotmail.com