Mon AfriqueEn ces rivesOù j'arriveAvec ma peine, Je ne trouve que de la haineQui mange les coeursDes gens qui ont peur...Ne sachant que faireJe pleure en regardant l'enferOù brûlent ma mère, mes frères, mes soeursEt je prie dans l'épaisseur de la nuit.J'appelle le seigneurA extraire l'acier de mes yeuxEt la pierre de sang de mon coeurPour sauver mon Afrique étrangléeEn ces rives.Où j'arri ...
Mon AfriqueEn ces rives
Où j'arrive
Avec ma peine,
Je ne trouve que de la haine
Qui mange les coeurs
Des gens qui ont peur...
Ne sachant que faire
Je pleure en regardant l'enfer
Où brûlent ma mère, mes frères, mes soeurs
Et je prie dans l'épaisseur de la nuit.
J'appelle le seigneur
A extraire l'acier de mes yeux
Et la pierre de sang de mon coeur
Pour sauver mon Afrique étranglée
En ces rives.
Où j'arrive
Je ne trouve que des gens,
L'échine courbée,
Au pied du maître.
Il a changé de nom,
Il a changé de front
Mais sa faim reste la même.
Le soleil tarde à venir
La nuit semble s'être égarée
Dans la forêt de mes pensées..
Le pèlerinOù que tu ailles
Il y a une main ou une maison
Toutes grandes ouvertes.
Comme si
Elles existaient dans l'attente du pèlerin
Pour transformer un quotidien
Qui dictait leur vie.
Après tant de siècles d'oubli,
Où que tu ailles,
Des êtres couchés paupières closes
Dans leur solitude tombale
En attente d'une lumière
Festins en rêve.
L'espoirDans l'air vert
Douceur de soie
Sur ma chair
J'écoute s'éveiller
Mille voix
Dispersées,
Desséchées,
De l'attente.
Des hommes crient à la vie,
Dans leur bouche la soif et le sel.
Des femmes sous un lierre
Tendent leurs mains au soleil.
Et puis toi,
Tu n'es pas là.
Et je t'attends.
Dans mes mains,
Dans mon cour.
Je prie pour te rencontrer
Et reste à te guetter.
Sous le manteau des heures
Je t'entends rire parfois
Et je te devine mal
Sous la brume.
Quand viendra l'aube,
Je te reconnaîtrais,
Traversée de plus de lueurs
Que la longue nuit.
Il y tant d'amour perdu,
De silence nu.
biografia:
Djamel MazouzJ'aimais beaucoup lire tout ce qui a rapport avec la poésie. C'est à Ain-defla 44000 en Algérie que je suis né dans un milieu rural de paysans et j'y vis toujours. Dés l'age de quinze ans, j'écris des poèmes. J'ai prit l'habitude d'en remplir des cahiers entiers et de les abandonner au hasard de l'amitié. Lecteur vorace de littérature française, j'ai été toujours séduit par Baudelaire. Son livre, les fleurs du mal, c'est mon livre de chevet.
maz_djamel@yahoo.fr