Abdelmajid Benjelloun
Nacido en Fes Marruecos, Profesor Facultad derecho Rabat. Poeta[aforismos y aforismos poeticos], novelista, pintor, historiador Es miembro fundador de la Casa de la Poesía de Marruecos. Doctor en Derecho Público por la Universidad de Casablanca, Marruecos, desde 1983. Fue profesor en la Facultad de Derecho de Rabat desde 1976 hasta agosto de 2005, habi&eac ...
Abdelmajid Benjelloun
Nacido en Fes Marruecos, Profesor Facultad derecho Rabat. Poeta[aforismos y aforismos poeticos], novelista, pintor, historiador Es miembro fundador de la Casa de la Poesía de Marruecos. Doctor en Derecho Público por la Universidad de Casablanca, Marruecos, desde 1983. Fue profesor en la Facultad de Derecho de Rabat desde 1976 hasta agosto de 2005, habiéndose retirado antes de tiempo. El 9 de julio de 2009, fue elegido Presidente del Centro Marroquí de PEN INTERNATIONAL, en sustitución de Abdelkébir Khatibi. Fue reelegido el 24 de mayo de 2011 en el mismo centro de auditoría. El 17 de diciembre de 2013, dimitió como Presidente del Centro Marroquí de PEN INTERNATIONAL. ganó el Premio de la Creación en el Festival del Libro Mediterráneo, en su 9a sesión, en Fez, de fecha 17 de diciembre de 2017
A toi depuis l´infini
ce regard apaisé par la tendresse ce souffle épuisé dans la douceur ce geste puisé craintivement dans le creux de mon histoire cette cavalcade de souvenirs amoureux qui t´appartiennent plus qu´ils ne m´appartiennent. Cette étoile morte de ta tristesse. A toi depuis l´amour cette pensée inspirée de la mort de ne plus jamais te revoir. La pureté de tes yeux clairs légèrement gris d´arroya *. A toi depuis l´infini de la rencontre qui ne se consomme pas ce beau visage de nymphe des premiers temps.
[* féminin d´arroyo, ruisseau en espagnol].
J´aime le sourire de cette femme qui ressemble tant à une possibilité délicate de la beauté. J´aime le sourire de cette femme qui ressemble tant à une possibilité délicate de l´amour. J´aime le sourire de cette femme qui ressemble tant à une possibilité délicate de l´humanité entière.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas mon chant.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas ma danse.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas ma douceur.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas mon plaisir d´aube.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas ma petite chaleur.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas l´événement de mon histoire.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas mon escapade d´un instant Dans l´infini.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas ma trace la plus importante De l´invisible.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas celle qui m´éveille A ma propre absence.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas mon printemps de l´univers.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas celle dont je me souviens en premier De ses mains.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas ma morsure blanche D´astre.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas ma souffrance privilégiée Que l´on place en premier Sous le soleil.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas mon pas de plus dans mon pas Dans la vie.
Je ne l´aime pas Elle n´est pas cet électron de la joie Qui suffit parfois à notre bonheur Pour la journée.
Je ne l´aime pas Elle ne me transforme pas En ce prêtre pirate De ses paupières.
Je ne l´aime pas Et pourtant il suffit Que ces joues prennent soudain Une couleur ivre Pour que je l´aime.