Bagdad...
Ô ville qui sèmes dans nos cœurs
des jardins de désir,
et qui réveilles dans nos âmes
la brûlure du manque.
Tes pas traversent nos silences,
et dans nos veines
se relèvent encore
les ombres des absents.
Tes matins sont des ch ...
Bagdad...
Ô ville qui sèmes dans nos cœurs
des jardins de désir,
et qui réveilles dans nos âmes
la brûlure du manque.
Tes pas traversent nos silences,
et dans nos veines
se relèvent encore
les ombres des absents.
Tes matins sont des chansons
qui se posent doucement
aux fenêtres de la vie,
et rendent aux jours
leur premier émerveillement.
Tes soirs sont des histoires
qui caressent nos rêves
de nostalgie et de lumière.
Et tes souvenirs
reviennent vers nous,
comme des oiseaux perdus
revenant au même ciel.
Bagdad...
ô battement qui ne s’éteint pas,
ne s’éteint pas...
Bagdad…
ô rêve qui ne se dissout pas,
ne se dissout pas...
Même si les routes s’éloignent,
ton amour demeure
plus proche de nous
que nos pas,
et que nos cœurs.
Bagdad...
Dans tes ruelles couvertes de poussière,
où la trace du vent
se mêle à l'écho des bombes,
les pierres gardent encore
les noms des voyageurs partis,
et les murs abritent toujours
les murmures des mères
et les ombres des passants.
Ô Bagdad...
Combien de fois le temps
a-t-il voulu
éteindre ta lumière ?
Et pourtant,
tu te relevais
de tes cendres,
comme un poème
retrouvant ses mots
après un long silence,
comme une mélodie
rendant aux jours
leur premier battement,
comme une chanson
sauvée des flammes.
Bagdad...
ô battement qui ne s’éteint pas,
ne s’éteint pas...
Bagdad...
ô rêve qui ne se dissout pas,
ne se dissout pas...
Même si les routes s’éloignent,
ton amour demeure
plus proche de nous
que nos pas,
et que nos cœurs.
Ô Bagdad…
toi, douleur
qui cherche sa voix,
larme
en quête d’un regard
digne de son chagrin,
espoir
presque éteint,
qui se rallume encore.
Ô Bagdad…
Reviendrons-nous vers toi un jour ?
Marcherons-nous
dans tes vieilles ruelles,
nous assiérons-nous
à tes balcons,
pour siroter le soir
avec une tasse de café ?
Écouterons-nous
la vapeur du thé
monter de tes vieux cafés,
comme une prière
suspendue
au plafond de la mémoire ?
Entendrons-nous Fairouz
chanter :
« Bagdad…
les poètes…
et les images… »
Et l’appel à la prière
Flotte de tes minarets
comme une colombe blanche ?
Ah…
Bagdad…
Es-tu encore cette femme
toujours désirée
par les plus beaux hommes,
et ce cœur
qui battait
entre le Tigre et l’Euphrate,
et cette maison
où nous avons laissé
sur le seuil du départ
les clés du désir ?
Bagdad...
Toi qui ne quittes jamais mon cœur...
Mon cœur...
Bagdad...
ô battement qui ne s’éteint pas,
ne s’éteint pas...
Bagdad...
ô rêve qui ne se dissout pas,
ne se dissout pas...
Même si les routes s’éloignent,
ton amour demeure
plus proche de nous
que nos pas,
et que nos cœurs.
Reviendrons-nous...
Vers toi...
Reviendrons-nous...
À Bagdad...