La couleur de la mortNous n’avons plus rienQue des yeux ouvertsSur cette terre noyée dans le sangNous n’avons plus rienQu’un regard coiffant les cadavres et la mort !Nous n’avons plus rienQue des yeux encombrés de nuagesQue des yeux transmettant des images !Que des yeux portant la vérité dans les larmesQue des yeux confirmant la couleur de la mortNous n’avons plus rienNous projeton ...
La couleur de la mortNous n’avons plus rien
Que des yeux ouverts
Sur cette terre noyée dans le sang
Nous n’avons plus rien
Qu’un regard coiffant les cadavres et la mort !
Nous n’avons plus rien
Que des yeux encombrés de nuages
Que des yeux transmettant des images !
Que des yeux portant la vérité dans les larmes
Que des yeux confirmant la couleur de la mort
Nous n’avons plus rien
Nous projetons la lueur de nos yeux
Et nous attendons la main de Dieu
Qu’attendons-nous avec le soleil de ce matin ?
Du sang, des cadavres
et des chiffres truffant le rayon lointain
Nous retardons la naissance de la nouvelle année !
Nous retardons la joie
Nous retardons les romances
Nous retardons la fête
Nous retardons l’amour
Nous retardons la vie à une autre levée du jour !
Lapsus…A qui appartient le monde ?
A ceux, qui de chez eux, commandent vos pas !
Calculent vos jours et préparent vos trépas.
A ceux qui ont les clés de vos cerveaux ?
Ceux qui plantent le vide dans votre terre !
Et récoltent les rayons de votre soleil
Ceux qui cultivent l’air de votre ciel.
Ceux qui entrent chez vous sans papier officiel
Ceux qui boivent le sang de votre raisin !!
Et ceux qui marchent sur vos mains !
La géographie n’est rien qu’une belle illusion
Pour ceux qui voient un nouveau jour à l’horizon !
NoyadeLes larmes coulent sur les belles joues
Abondamment, emportant tout
Le kohol noir
Le fard du miroir,
Le sucre du soir…
Les baisers sont morts noyés !
RaisonAmour noyé dans la soif
S’attachant à l’ombre d’un rêve.
Amour emporté par le vent
S’attachant à un souvenir absent.
Amour brûlé par l’éloignement
S’attachant à la goutte d’un frisson.
Amour rongé par la souffrance
S’attachant au souffle du silence.
Le silence mesure la surface de ma raison !
Triomphe de femmes !
Le long des jours haletants,
Les femmes avancent vers le soleil de la liberté !
Sur le bout du talon, sur la pointe des pieds.
Sueur, larme et sang coulent sur le chemin en gravier.
Il y a celle qui arrive à survoler le ciel content
Celle qui touche le bout d’un rayon blanc
Celle qui arrive à percevoir l’éclat de loin
Et celle qui ne connaîtra pas la couleur du soleil…
Il y a celle qui pleure
Et celle qui cueille les perles de ses larmes.
Il y a celle qui souffre
Et celle qui cueille les étincelles de sa douleur
Il y a celle qui se tait
Et celle qui cueille le souffle de son silence.
Il y a celle qui se résigne
Et celle qui sème ses mots entre les lignes.
Il y a celle qui s’arrête sur le bord,
Et celle qui sème des amours en or !
Il y a celle qui meurt
Et celle qui sème la vie au seuil de sa mort !
AmertumeOù vas-tu cœur ?
Où vas-tu chercher l’amour ?
Dans les cœurs en diamant?
Dans les mains en cristal ?
Ou dans les yeux explosifs ?
Reviens, chante, avec moi, l’amour
L’amour de la vie,
Chante les amours des petits,
Chante les notes de fée !
Sans jamais grandir,
Sans jamais se trahir,
Reviens, joue, avec moi, dans les rivages,
Débarrasse-toi du sang bleu,
Éloigne-toi du feu,
Récupère ton souffle perdu,
Joue avec les petits,
Sans jamais grandir,
Sans jamais souffrir.
Reviens, dessine, avec moi, les amours !
Le soleil et la terre, le ciel et la mer,
Les fleurs et les papillons,
L’été et le printemps,
Dessine le rêve des petits,
Sans jamais grandir
Sans jamais mourir…
ToléranceTu entends les bombes ?
Tu vois le sang ?
Ecoute les chants
Regarde les papillons.
Choisis entre la vie et le trépas !
Ecoute les mots verts en soie
Qui s’ouvrent sur la vieille terre !
Regarde les rêves bleus en saphir
Qui couvrent le vieux ciel !
Les humains préparent le même printemps
Pour toutes les terres et à tous les jours !
Ils chantent la même chanson
A tous les cieux et à tous les Dieux.
La chanson de la paix.
Seule, la paix pourra anéantir les volcans des cœurs !
إلى محمود درويش.....
صمت الشاعركلحنٍ يَنبُتُ في الشرايينِ
أسمَعُكَ الآنَ
قادماً في الغيابِ
أوضحَ من أيِّ وقتٍ مضى
وأسأل:
من سَيَدُقُّ أجراسَ عيدِ القصيد
من سَيرتُقُ ثوبَ أحلامِ الصبايا..ويُطَرِّزُ تنهيداتِهِنَّ بلوز الكلام
من سَيَحُلُّ جدائِلَهُنَّ بماء الأغاني
ومن سَيَمُدُّ يد الأُمل إلى يأس عاشقةٍ فاضَ بها الحنين
آآآه
كم أخجلُ من صمتِكَ الآن ..
صمتُكَ الذي نسمَعُه في العروقِ منذُ غبتَ
فحضرَ الشعرُ باسمكَ
صمتُك الذي نسمعُه في الليلِ
فيتمايلُ نجمٌ بضوئِك
صمتُكَ الذي نسمعُهُ في صحراءِ أوجاعنا
فتَخضَرُّ حقولُ الأغاني بحروفِك
غبتَ أنتَ
وتركتَ لنا مدنَ الشعرِ في خارطتِكَ
قلتَ ادخلوها بسلامٍ آمنين
وقلتَ اتبعوني
فسرنا
طريقاً جديداً
يأخذُنا كالمسحورينَ إلى بوابةِ صمتِكَ المذهلْ
عاجزينَ عن تطييرِ سربِ حمامٍ
ولو في الكلامْ
عليك السلامْ
عليك السلامْ
سيد الكلامأنت يا سيد الكلام والمعنى
أنت يا سيد الحلم
خذ قليلا من جنوني
خذ رموشي
وأغمض عينيك
احلم لنا
ببيت في نجم بعيد
نطير إليه بأجنحة من ريش الكلام
بيت من ماء وطين.. وقُبَل
ننصبه هناك
على نجم بعيد.. كتمثال حب في السماء
BIOGRAPHIE:
Monia Boulila poète, Ambassadrice universelle de la paix
Née le 21 septembre 1961 à Sfax - Tunisie.
Issue d’une famille militante et émancipée, d’où elle a hérité le sens du devoir et de la liberté, un féminisme constructif et positif et un amour viscéral pour la Tunisie, son peuple et sa culture.
Femme sensible, généreuse et fière, Monia Boulila incarne la grandeur et la beauté de la femme tunisienne.
Elle chante l’amour de la vie, de son pays et de l'humanité. Mais sans complaisance elle dénonce ce qui nuit à l’une et aux autres.
Combattante de la Liberté, de l’égalité homme femme, de l’amour, elle met la musique des mots et la chaleur des sentiments au service de la plus belle des causes.
Elle a participé au festival international de la poésie à Paris en septembre 2007 et a été invitée en France par les associations : «Omar Kayyâm» à Castires et Montpellier et l’association «vives voix» à Paris.
Publications .- Receuile de poésie « Mon Joyau » mars 2007
- Livret de poésie « Avec toutes mes amours » édité par l’Association
culturelle Omar Khayyâm ; Castries [France] mai 2008.
- Quelques poèmes du recueil « Mon Joyau » ont été traduits par La poète Roumaine Ioana Trica et publiés à la revue littéraire Roumaine « Oglinda Literera » n°77 mai 2008.
- Recueil de poésie «Souffles inédits» septembre 2008
- Elle est parmi les 14 auteures de l’Anthologie des femmes poètes engagées pour la paix qui paraîtra au début de l’année 2009 aux éditions l’Harmattan sous la direction de Mme Nicole Barrière.
http://monia.boulila.free.fr http://www.boulila.org/MonBlog/Mail : monia_boulila21@ yahoo.fr