Ababacar GAYE
je me nomme Ababacar GAYE. Je suis né le 28/02/ 1989 à MALLA, le long du lac de guiers. J'ai fait mon cursus primaire dans le même village. Après le CFEE, j'ai passé quatre ans au CEMT de Louga. En 2005, je rejoins le Lycée Charles de Gulle de Saint louis où j'ai eu mon Bac en 2008. De là jusqu'en 2013 j'étais au departement Anglais à l'ugb où j'ai eu la Licence en 20 12 et le Master 1 en 20 13. Je suis maintenant prof d'Anglais à MATAM après un an de formation à la fastef. J'ai remporté deux foisun concours de poèmes et ai plus de deux recueils à publier
O ville, ma belle cité
Comment parviendrai-je à vous faire comprendre
Hommes qui m’écoutez avec tant d’intérêts
Il faut vraiment être à ma place pour savourer ce bonheur,
Cette chance, je dirai plus cette bénédiction de vivre à Saint-Louis
Symbole de paix et de splendeur ! Je m’enorgueillis sans cesse de te contempler
Avec les rivières ici, l’océan à l’autre bout qui font de toi une
Ile indescriptible avec ce paysage ô combien séduisant
Nombreux sont ceux qui souhaiteraient fouler ta terre tant bénie par les anges
Terre sainte, terre riche en histoires oui terre convoitée comme la terre promise
L'eau y coule avec douceur, son glouglou souhaite la paix à la population
O Ciel! Je t'implore, répands ta grâce sur la ville de Mame Coumba Bang
Une cité où les aurores procurent de la joie de vivre, de l'espoir, comme la flamme
Illumine le visage de cet être égaré au milieu d'une nuit obscure.
Seigneur, bénis cette cité qui a une particularité à elle seule: la TERANGA
Saint-Louis, 2008
Laureat du 1er prix des jeunes du FIPIA 2008
Créons dans la diversité
Contemplez l’arc-en-ciel avec ses couleurs plurielles
Sa composition-aquarelle et son architecture si belle
Poussent papillons et pigeons à déployer leurs ailes
Et à se rassembler en couple mixte pêle-mêle.
La magnificence de leur union me rappelle Picasso
Dont le magique pinceau m’offrait de beaux cadeaux
Tableaux aux dos diaprés m’embellissant l’esprit
Et faisant que pour un métissage à jamais je prie.
Créons dans la diversité e imitons le Ciel
Qui nous procure des saveurs de sel et de miel
Créons dans la diversité et bonifions notre cité
Imitons la nature dense dans sa pluralité :
Les races, les langues, les clans et les couleurs
Les odeurs, les sensations, les senteurs et les saveurs.
Novembre 2014
1er Prix adulte du concours de poèmes 2013 du Cercle des Poètes de Saint-Louis
Soutien au Peuple Syrien
Je n’ai que ma plume pour vous soutenir
Du fond de mon âme je continue de souffrir
Vos souffrances me parviennent certes sans délai
Je vois ces nourrissons qui soif de lait
Baignent dans un océan de sang agité
Hélas ! Une baignade qu’ils n’ont pas méritée.
Je vous sais cible et victimes de Bachar
Qui nuit et jour sort ces monstrueux chars
Pour opprimer, châtier, réprimer
Et garder son pouvoir longtemps périmé…
Je vous sais sidérés, impatients de changer
Arrivera bientôt ce à quoi vous songez
Des dictateurs on en a connus et on en connaitra
Partout où nait un saint, un con naîtra.
Ces milliers de vies perdues ne restent pas sans réponse
Indubitablement le peuple prendra sa revanche.
O Syrien ! Peuple Syrien ! Frères Syriens
Je sais tout et je sais que si rien
N’est fait contre ce régime sanguinaire
Qui sous la torture de sa lourde artillerie
Enferme de dignes patriotes dans un enfer
Alors sera rayé de la carte le nom de la Syrie.
Honte à ce dirigeant qui par des tirs
Fait de son bon peuple des martyrs !
Honte à ce chef qui ne pense qu’à son égo
Et qui ne considère pas ses concitoyens comme des égaux
Honte à ce maître qui devant son disciple
Déploie tout son arsenal de missiles
Mais dans l’obscurité de la domination jaillit la lumière
De la liberté et de la victoire éclatante
Comme une paradisiaque chaumière
Qui brille sous une lune aveuglante
Malla, le 05/11/2012
Persévère
Persévère quand le ciel sur toi s’écroule
Et sois tendre comme un pigeon qui roucoule
Persévère ! Ne vois-tu pas ce poète qui perd ses vers
Sourire généreusement à la Nature ?
Affectueusement son esprit fait une percée vers
L’étroite armée des cerveaux matures
Me dope la résistance des feuilles d’ifs
Face à la chaleur et au froid vifs
Solidement elles gardent leur magnifique verdure
Qui jamais ne disparait mais perdure.
M’encourage davantage le cyclique orage
Qui ranime le paysage depuis des âges
Une routine qu’il exécute sans relâche
Et de la grâce sur les champs il crache.
Persévère et ne te contente pas de ce visage sévère
Sois comme le jour qui ambitieusement poursuit
Sans l’atteindre la nuit qui fuit
Sois le soleil qui galope toujours derrière
La lune sa jumelle aussi lointaine
Il la suit avec une âme d’amour pleine
Croyant sans doute fraternellement l’étreindre
Alors persévère et rien tu ne dois craindre.
Dans la persévérance se trouve le salut
Donc persévère tant qu’il l’aura fallu
Ne te laisse pas désarmer par l’échec
Il y a toujours de l’eau sous le sol sec
Sur tous les revers fais passer l’éponge
Pour que la liste des exploits à jamais s’allonge.
Malla, le 22/12/20
Le paradis dont j’ai rêvé
J’ai du mal à le localiser
Ce paradis dont les chemins sont balisés
Je sais que ce n’est pas très loin d’ici
Sacré lieu où la vie est adoucie.
Je suis perdu, aidez moi à le situer
Je dispose heureusement d’importants indices
Ah oui j’en ai pour cela plus que dix
Qui vous permettront sûrement de me guider.
Le paradis dont j’ai rêvé s’étend
Du moyen Orient à l’Occident
L’Afrique et toutes ses sœurs y figurent
Je les ai vues danser dans une ambiance pure.
Dans cet éden, il n’y a pas de clivages
Entre les différentes religions et classes
Tout le monde s’embrasse sans sa soucier des races
Qui ne s’y érigent plus en barrages.
Dans ce paradis, il n’y a pas d’obole
Pour se préserver de la menace qui affole
Je me rappelle aussi qu’il n’y a pas de titres
Qui favorisent les uns au détriment des autres.
Disparaissent le chah l’émir, le sultan
Honorable, majesté, et président.
Crois-moi, tout le monde y renait ensemble
Et agit en commun comme une chorale
Tu ne reconnaitras pas ma voix de la tienne
Ni l’identité d’Ibrahim de celle d’Etienne
Dans ce paradis, la Palestine et l’Israël
S’échangent de tapettes fraternelles
Jetant hors de leur vue ces multiples rafales
Qui ne faisaient qu’accroître leur mal.
Partout où sonnaient les bruits des missiles
J’entends réciter en chœur les missels
Dans ce paradis dont j’ai bel et bien rêvé
La paix et le bonheur inondent la Casa
Et toutes les terres en guerre comme le Gaza.
Le temps perdu dans la peine y est rattrapé
Les militaires et rebelles se voient en frères
Et atomisent ensemble cet enfer de misère
Malla, le 07/12/2012