Khady Touré
Nationality: 33
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Khady Touré
Khadidiatou touré 22 ans étudiante en Licence de géographie .
Lauréate du premier prix junior du Festival Itinérant de Poésie Internationale en Afrique FIPIA
Membre du Cercle des Ecrivains et Poètes de Saint-Louis CEPS
Lauréate du deuxième prix au concours d’éloquence sur la lutte contre la migration irrégulière
Médaillée d’argent au concours scénarios d’Afrique
Splendeur
De toute la splendeur de la nature
Il en est le reflet
La beauté lui sied à merveille
Telle une somptueuse cape sur mesure
Tout en lui est une hymne éternelle à la magnificence,
Un défi perpétuel aux mots dépassés par une telle beauté
Et incapables de la décrire
Sa beauté est une force impérieuse
Qui, avec douceur, vous empoigne en plein cœur
Sa beauté est une poésie orientale
Insondable et profondément éloquente
Sa beauté dépouille la beauté de son essence
Sa beauté prive la beauté de sa substance la plus absolue
Sa beauté jauge la beauté
Sa beauté surpasse la beauté
Et dans une gracieuse soumission
La beauté se livre à lui, entière et sublime,
Il devient la beauté
Il est la beauté
Il transcende la beauté
Humblement il me fait face
Je suis anéantie, totalement conquise
Sa beauté tour à tour me stupéfie
Et me plonge dans un chaos indescriptible d’allégresse à l’état pur
Je suis dangereusement captivée
Tous mes sens sont comme auréolés
De multitudes de petites étoiles ailées, blanches et grises
Qui annihilent en moi toute volonté
Autre que celle de me noyer dans la contemplation de ce chef-d’œuvre humain
Qui pourtant m’aveugle telle une vive lumière
Qui pourtant me brule tel un été de midi
Qui pourtant m’attire tel un paradis éternel
Tendrement, il me prit la main
Et ses yeux, deux magnifiques lacs pétillants de pierres précieuses,
Se plongèrent dans les miens
Il me sourit
Dans une vaine tentative pour me délivrer
Du choc que m’infligea pour la énième fois
Sa beauté inouïe et hors du commun.
Les dix mots de la francophonie 2008
Dans mon immense jardin secret
Dans mon immense jardin secret,
Des primevères viennent d’éclorent,
Sous un gai ciel printanier,
Libérant toute leur candeur
Si orgueilleusement conservée depuis l’hiver.
Là-bas des camélias côtoient des tournesols éclatants
Et la blancheur des lis blancs taquinait le rose des lilas.
Je tendis mon visage rayonnant vers le ciel d’un bleu sans nuages.
Je tournoyais, je virevoltais
Tout à ma gaieté jubilatoire.
Je cueilli au passage
Un bouquet d’odorantes orchidées et de magnifiques gardénias
J’arpentais la passerelle au dessus d’un ruisseau
Tout en imitant le chant d’un écureuil
Que j’ai vainement tenté, avec beaucoup de tact, d’apprivoiser.
De l’autre bout du ruisseau,
Mes iris favoris,
Dont je coupa le rhizome
Qui pointait obstinément vers le nord tel une boussole.
Je vins m’attabler sous l’arbre à palabre
Avec un verre de lait et des biscuits
Tout en réduisant le rhizome en poudre
Afin de parfumer mes joies futures
Auprès de toi mon cher jardin.
Saint-Louis
Saint-Louis, je vais chanter ta beauté.
Saint-Louis, je vais chanter ta beauté légendaire,
Ta beauté historique ta beauté magistrale
Ta beauté qui, au soleil couchant, se révèle surréelle
Quand d’une grâce mesurée,
Père Soleil se retire sans hâte
Faisant offrande d’une dernière caresse de rayons tièdes
A la berge orpheline
Que des vaguelettes compatissantes étreignirent
La baignant de réconfort avant de se retirer
Et avant que l’orpheline ne s’effraie de l’obscurité,
Ta beauté plus surréelle encore
Mère Lune fait son apparition, tout de blanc vêtue
Telle une apparition au firmament des ténèbres :
Belle, généreuse, réconfortante
Telle une sentinelle veillant d’un œil bienveillant
Sur Saint-Louis.
Saint-Louis, que nul bruit ne vient troubler
A part le doux roulement des calèches
Que de magnifiques pur- sang
Claquant des sabots tirent avec élégance
Promenant de charmantes signares
Aux visages d’une beauté angélique
Saint-Louis, je ne te chanterai jamais assez,
Puisses-tu à jamais incarner cette beauté sereine.