Qui l’aurait cru Que je serai aussi heureuseDans ma vie ? Malgré le départPrématuré de mes parentsJe connais une joie inexpriméeOui ! J’ai encore une mère et un pèreOn me l’a conseillé depuis longtempsNotre monde connaît encoreDes hommes sensibles et humanistesOui ! Agualuna et Fâag Taaba sont mes parents.Je ne sais combien exalter leurs nomsQue l’éternel leur rende au centuple ...
Qui l’aurait cru
Que je serai aussi heureuse
Dans ma vie ? Malgré le départ
Prématuré de mes parents
Je connais une joie inexprimée
Oui ! J’ai encore une mère et un père
On me l’a conseillé depuis longtemps
Notre monde connaît encore
Des hommes sensibles et humanistes
Oui ! Agualuna et Fâag Taaba sont mes parents.
Je ne sais combien exalter leurs noms
Que l’éternel leur rende au centuple de leur bienfait.
***
Comme une nuée de sauterelles
Qui ravage un champ de mil,
Comme une guerre qui massacre
Des innocents dans son cours,
La mort a ôté la vie et rend triste les vivants
Moi qui croyais pouvoir
Vivre heureuse comme les autres,
Je me trouve encore un être chagriné
***
Regardez cet enfant assis au pied du baobab
Il pose sur ce monde
Un regard à la fois sévère et interrogatif
Pour lui ce lieu est un enfer
Dans lequel les hommes sont toujours dans les fers
Un enfer où se dessinent des événements aussi tristes que cruels
Regardez cet enfant assis au pied du baobab
Plus rien ne l’enchante
Plus rien ne le pousse à la détente
Il semble avoir tout confié à la nature
Aucun bruit d’oiseaux ne le pénètre
Ses yeux fixent l’horizon qui ne bouge
Regardez cet enfant assis au pied du baobab
Il semble être tourné vers le chemin
Du Très-Haut qui est si mystérieux
Biographie:
Ousseni KABORE , président de l’association FÂAG-TAABA
« L’enfant qui naît fait la joie du cercle familial. Il est l’avenir du terroir paternel ; appelé à apporter sa pièce à l’édification nationale. Sa vie est sacrée. », faisait observer l’écrivain Burkinabé ZABRE Hado Paul.
C’est donc dans cette même lancée que nous concourrons à apporter notre petite pierre à l’épanouissement et à la réussite des enfants, et tout particulièrement aux enfants orphelins et démunis. En effet, ce tout premier recueil de poèmes que nous offrons à notre pays, à l’Afrique et au monde entier est un cri du cœur à travers lequel nous entendons saisir la sensibilité de tous à la cause de ces derniers. Ils sont pour nous l’avenir de la nation toute entière.
Par ailleurs, tout homme, qui qu’il soit, d’où qu’il vienne est concerné par cette réalité universelle, comme nous l’a si bien enseigné un adage burkinabé « Nul na choisi son destin ».
KABORE Ousseni, président de l’association FÂAG-TAABA
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ESPAÑOL Traducido del francés por Patrick Duque-Estrada Quien lo hubiera podido pensar
¿Que un día sería tan feliz
En mi vida? A pesar de la partida
Prematura de mis padres
Conozco una alegría inexpresiva
¡Así es ¡ Aún tengo padre y madre
Me los aconsejaron desde hace tiempo
Nuestro mundo aun conoce
Hombres sensibles y humanistas
Notre monde connaît encore
Des hommes sensibles et humanistes
¡Así es! Agualuna y Fâag Taaba son mis parientes.
No sé como exaltar sus nombres
Que el eterno les devuelva al céntuplo sus favores
***
Como una nube de saltamontes
Que devasta un campo de mijo
Como una guerra que destroza
Inocentes en su curso
La muerte privo de la vida y deja los vivos tristes
Yo creía que un día podría
Vivir feliz como los otros
Me encuentro aun con penas
***
Observa a ese niño sentado al pie del baobab
Su mirada sobre ese mundo
Una mirada a la vez severa e interrogativa
Para él ese lugar es un infierno
En el cual los hombres aún llevan hierros
Un infierno donde se dibujan eventos tan tristes como crueles
Observa a ese niño sentado al pie del baobab
Hoy día nada le encanta
Hoy día nada le ofrece el descanso
Parece que todo lo ha confiado a la naturaleza
Ningún ruido de pájaro lo penetra
Sus ojos fijan el horizonte que no se mueve
Observa a ese niño sentado al pie del baobab
Parece que se ha vuelto hacia el camino
Del Altísimo, tan misterioso
Biografía:
Ousseni KABORE , président de l’association FÂAG-TAABA
« El niño que nace es la alegría del círculo familiar. Es el futuro de la tierra paternal; destinado a aportar su parte a la edificación nacional. Su vida es sagrada. », dejaba observar el escritor de Burkina Faso ZABRO Hado Paul. Pues es en este mismo ímpetu que contribuimos aportar nuestra pequeña piedra a la plenitud y al éxito de los niños, y muy especialmente a los niños huérfanos y desamparados. En efecto, esta primera recopilación de poemas que ofrecemos a nuestro país, a África y al mundo entero es un grito sincero a través del cual nos intentaremos cautivar la sensibilidad de todos ustedes a la causa de estos últimos. Son para nosotros el porvenir de toda una nación.
Por otra parte, cada hombre, sea quien sea y que venga de donde sea toma en cuenta esta realidad universal, como nos lo enseñó un proverbio de Burkina Faso « Nadie ha elegido su destino »
oussenik@yahoo.fr