Oumar Yacine Bah
Il est né au début des indépendances à Pita (Guinée). Victime d’une polio à bas âges, sa vie d’handicapé et le divorce prématuré de ses parents deviennent pour lui une force motrice dans ses études.
Il passe son enfance chez sa grand-mère maternelle. Brillamment, il suit à la fois l’école coranique et l’école française. En 1988, après les études secondaires couronnées de succès à Kindia, il est admis à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry et fréquente la Faculté de Droits, des Sciences Economiques et de Gestion. Cinq ans plus tard, il sort, nanti d’un diplôme d’études supérieur en Gestion d’entreprises.
Piqué par le virus d’écriture au milieu des années 1980, il ne cessera de composer des poèmes et d’écrire dans d’autres genres littéraires (nouvelles, romans, théâtre) et des articles de presse.
En 1993, avec des camarades d’université, il édite son premier journal, Djawiré. Ce journal d’informations générales aura deux parutions mais il lui servira une porte d’entrée dans la presse où il continue d’exercer encore.
Après avoir travaillé dans les groupes de médias de la place (Lynx, L’indépendant), Oumar Yacine Bah, lance son propre journal, Le Jour en 2002. En 2005, il est collaborateur à Guineenews, et SenInfo (une radio privée sénégalaise) avant de lancer son site internet lejourgn.com qui deviendra lejourguinee.com en 2006. Depuis 2009, il dirige un groupe de presse Lejour.info/Guinée Nouvelle.
Epris de paix et de justice, il préside une ONG de Droits de l’homme et de bonne gouvernance, dénommée Mouvement Citoyen pour la Transparence et la Justice (MCTJ), prend part à plusieurs rencontres internationales dans le cadre de sa profession.
1-Souvenirs
- Souviens-toi
Pour la première fois
De ta magique voix
Tu m’dis au fond de toi
Par ta céleste âme
Tu brûles de ma flamme
Je suis ton homme
Tu es ma femme.
- Souviens-toi
Pour la première fois
De ta magique voix
Tu m’dis au fond de toi
Le contenu de ton cœur
A la survie de notre bonheur
Loin de toute vie de galère.
- Souviens-toi
Pour la première fois
Par ta magique voix
Tu me racontas
Une histoire d’amour
Pleine de détours
Qui fait le tour
De notre amour.
- Souviens-toi
Pour la première fois
Sous un splendide toit
Fait d’un voile de soie
Orné de guirlande de fleurs
Tu conquis mon cœur
Plein de bonheur
Par ton regard de charmeur.
2-Nostalgie
En pleine nuit
Seul dans mon lit
Loin du bruit
Je me languis.
Les souvenirs de mon pays
Revenus de l’oubli
Cueillant la nostalgie
Que marque ma vie.
Les chants des oiseaux
Le murmure des eaux
Les enfants aux cerceaux
Les filles au marigot
La nuit qui bruine
Au clair de lune
L’onde des étoiles
Le soleil tropical
Le chant de colibris
La fille qui sourit
La moisson du riz
L’arbre qui fleurit
La candeur de la rosée
Au jardin potager
La flûte du berger
Là-bas au verger
La voix du muezzin
Les chants du pèlerin
Les pleurs d’un gamin
A la croisée des chemins.
3-Le Retour
Elle revient dans la nuit profonde
Par les tintamarres sauvages de ce monde
De fantômes revenant aux visages crispés
Huant au rythme langoureux de la mélopée.
Dans un regard à la clémente douceur
Elle revient encore de sa longue absence
Pour bercer l’âme égarée loin du bonheur
Cherchant la paix de Dieu et de la Clémence.
Ses doux yeux nimbés de la lumière angélique
Son cou paré d’un collier aux perles magiques
Ses sourires scintillant au soleil du jour
Suivis de la voix suave du troubadour.
Soleil perdu
O Ciel rends moi mon soleil
Soleil paru dans le pays de merveille
Rends-moi ma perle authentique
La perle de ma mère Afrique.
Ma mère n’ayant plus de lait pour ses enfants
Ses enfants dont l’espoir s’est envolé comme du vent
Ses enfants au ventre creux, gorge sèche
Ses enfants pataugeant dans la dèche.
La colombe sacrée plane
L’homme vêtu de la soutane
Voudrait l’accueillir avec une fleur
Dont l’arôme chasse la peur.
O Ciel ! rends moi mon soleil
Pour éclairer ma maison en deuil
Combien de morts sans sépulcre
Combien de martyrs anonymes
Sous les bottes du maréchal de logis
Sont séquestrés dans la calomnie.
Que le soleil éclaire le fonds de Bastilles
Que le vent ouvre la porte de baignes
Que l’aveugle recouvre la vue et voie le soleil
Le soleil rougi du sang frais
Sang auréolé du martyr de la liberté
Ce martyr fauché par les balles en grêles
Lors des répressions barbares et sanglantes
De l’ennemi de l’amour et de la vérité.