HOMME ET DEVISECe qui est toujours n'est plus surprise mais une devise.Sur ce, toujours la perception nous divisecar croit-on que par la serisesoutirée à l'humaine entreprisela mort hinumise !En toute franchisece n'est que preuve de sotise.Sous son emprise nul ne fait lacher prise.Femme cupide se méprisequand de cette caste elle est éprise.Toute chose est promise à la populace, toujours soum ...
HOMME ET DEVISECe qui est toujours n'est plus surprise
mais une devise.
Sur ce, toujours la perception nous divise
car croit-on que par la serise
soutirée à l'humaine entreprise
la mort hinumise !
En toute franchise
ce n'est que preuve de sotise.
Sous son emprise
nul ne fait lacher prise.
Femme cupide se méprise
quand de cette caste elle est éprise.
Toute chose est promise
à la populace, toujours soumise.
Toujours à demain est remise
la terre promise.
Pour peu que sur un enjeu on mise,
la destinée d'une jeunesse est compromise.
Tant vieux, tout est de mise
pour courtiser la jeune DENISE.
Si entre quelques mains est notre radis,
seul est compétant l'acces au paradis.
SI JE DEVAIS RENAITRESi je devais renaître, je renaîtrais dans la peau d'un
enfant.
Que dis-je ? l'enfant est paresseux et ne connaît pas le
bien fondé de l'éducation qui lui est offerte. Naître dans
la peau d'un jeune serait peut-être mieux.
Que dis-je ? Poussé par la puberté, le jeune est obsédé du
libertinage et pense que la vie c'est du romantique. Ce
n'est que de l'hypothétique ! Naître dans la peau d'un
adulte serait peut-être mieux.
Que dis-je ? L'adulte commet l'adultère, et est en proie au
illusions. Naître dans la peau d'un vieux serait peut-être
mieux.
Que dis-je ? Le vieux vit du vice et de l'avarice sordide.
Naître dans la peau d'un vieillard serait peut-être mieux.
Que dis-je ? Le vieillard rumine ses forfaits et aime à
arrêter la trotteuse d'une montre.
Naître dans la peau d'un bébé serait peut-être mieux, le
temps de vivre innocent et inoffensif, en attendant que les
crocs apparaissent !
LE PETROLE ET LES HOMMES Trop cher pétrole,
voici ce que je croyais être ton rôle :
Alimenter le réchaud
qui nous rend le repas chaud,
alimenter la lampe pour l'éclairage
de notre entourage,
alimenter un véhicule,
[quoiqu'il avance et notre entendement recule].
Aux concernés, régénérer quelques sous,
sans en dessous.
Mais pour toi les uns font des meurtres.
les autres se présentent en neutres,
prétendent faire des enquêtes,
pourtant ne cherchant que de conquêtes !
Les mettant en repérage,
on verra qu'ils ne font que du compérage.
Bien beau de mener ce monde aux aventures,
mais que dirons-nous aux générations futures ?
Malheur donc à un peuple vivant sur son pétrole...
Pas drôle !!!
YEMELE janvierFEDERATION DE LA GUERRETenez une petite narration
selon laquelle serait née une nouvelle fédération.
Son nom est FEDERATION de la guerre.
Sans le pétrole, elle n'existerait guère.
On me tiendrait pour menteur,
Puisque je ne cite pas les organisateurs.
Je les ignore ou je les omets tout comme vous.
Ils débarquent chez vous sans rendez-vous,
Fouillent pétrole et diamant,
Prennent votre fils comme amant,
Prennent votre femme en complicité
pour une prompte nécessité.
Des projectiles de leur char,
Ils ont tué mon ami richard.
Ils tuent, font de dons humanitaires
Pour en faire de beaux commentaires.
Ils sont fiers de dire : j'ai tué neuf cents.
Pourtant ce sont des innocents !
Ils bombardent et détruisent des cases,
poussant d'aucuns à devenir des kamikazes.
Certes c'est de quoi le monde se développe.
De là à mettre foi et scrupule dans l'enveloppe ?
Si nous laissons de tels us à notre progéniture,
Elle perpétueraient une sale aventure.
Bien masochiste de mener vos peuples à l'abattoir,
Qu'écrirons-nous sur la page de notre histoire ?
YEMELE janvierTombeau berceauLorsque je pense à toi,
Que d'émoi !
Pour ceux qui sont morts,
Nous en avons tant de remords.
Tous en poltrons
Vers toi nous venons.
Si de cet instant fatidique je serai témoin,
Je garderais le coeur à point.
Puisque ici tout se tue,
comment me recevras-tu ?
Poignardé
Ou canardé ?
A contrecoeur
Vers toi vient ce pauvre coeur.
Tu es mon éternel berceur.
Prend-moi donc avec douceur.
Font geste de sage
Ceux qui en pensant à toi font héritage.
Si ma chair sans toi a fait son début,
Mes os à toi payeront leur tribut.
Je sais que j te reviendrai avec mon index
Car je ne le tend point au moins perplexe.
Le tombeau des autres j'en ai lissé,
Pour qu'à mes enfants le mien ne soit laissé.
Si tous dans le tombeau nous finissons,
Le refrain de la mort chantons-le à l'unisson.
Si la vie pour nous est fantastique,
Il y va de notre pensée élastique.
Ce tombeau dessous,
On m'amènera sans aucun sous.
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HUGO VICTORMe dit un jour que j'ai tort
De croire que la mort
Est aussi pour ceux qui ont du ressort.
C'était vrai car le condor,
Presque sans effort
se nourrit du castor,
Sans renfort
Et sans remord.
Une fois encore
Se prouve la loi du plus fort.
La maladie est le berger qui nous mène à la mort.
Ruminons le fait sans trop de remord.
A propos, le docteur
Me ditavec douceur
Que si de la mort nous avons peur,
Il y tient du résultat de notre coeur.
Si contre nos maux le docteur
Vient en sapeur,
Tout goguenard
La mort nous prend comme un renard.
Si pour nos maux
Coule le sang d'animaux, [les sacrifices]
Nous ferions mieux
d'obéir aux dieux.
Si comme des fruits non mûrs d'un manguier
Nous tombons devant le morguier,
Il n'y va pas de la volonté du provident,
mais de la longueur de notre dent.
Nous ôte le sourire
Le fait de savoir que nous allons mourir.
Le coeur est tel un fusible
Qui cède à un mal trop nuisible.
Certes, sur terre se trouve du miel.
Mais pensons aussi au paradis du ciel.
Si le début de toute chose prouve son hypothétique fin,
La fin d'un début est le présage de sa fin.
GRAINES D'AFRIQUE- Graines de l'OUEST, qu'êtes-vous devenues au bout du voyage ATLANTIQUE ? Ce qui est oulié ou omis de ce voyage, ce sont les crânes de vos parents restés sous l'ocean ATLANTIQUE. Leur chair a nourri les poissons qui aujourd'hui angraissent l'OUEST et le NORD. Ecoutez la voix de ces vagues. Peut être que je divague, mais aux côtes SUD-AMERICAINES vos parents ont été largués par une fameuse vague.
- Graines du NORD, qu'êtes-vous devenues après l'arrêt ou la fin de la fameuse mission ?
- Graines du SUD, qu'êtes-vous devenues au bout de la ségrégation ? Des hommes sans agenda, abandonnés ou livrés au sida !
- Graines d'AFRIQUE restées en AFRIQUE, qu'êtes-vous devenues après le commerce honteux ? Des hommes sans horizon, victimes des trahisons !
- Graines d'AFRIQUE de tout horizon, comme le veut notre chère coutume, participons à l'enterrement de notre chère MERE AFRIQUE pour qu'elle périsse ou pour qu'elle renaisse. A la fin de cet enterrement, chaque orphelin repartira avec un de ses coris , et enfin impreigné de sa bénédiction.
biografia:
YEMELE janvierNé le 03/01/1967à Dschang. Provine de l'Ouest. Cameroun. Ecrivain/poète Camerounais. fait publier ses textes dans www.artistasalfaix.com/revue. Prépare deux livres de poésie à parître prochainement. Président des groupes de danses folckloriques noires Africaines.
yemelej@yahoo.fr