La paix et la parole du poète - La Paz y la palabra del poeta. Par Pascal Ferren* 
 

FRANCE [Français-Español]: Une année s'accomplit une fois de plus dans le sang. Dans un sang de pauvres, un sang qui ne vaut pas bien cher, un sang palestinien. Le mal se banalise, on bombarde comme on va au marché. On obéit.

Mais d'oú pourrait sourdre la voix de la terre ? Comment trouver derrière le banal de l'obéissance, la force de la résistance ?

C'est cette force qui fait dire non. Plonger en nous mêmes pour toucher notre lien commun, pour se rappeler l'odeur de l'enfance, et pour voir à la lumière du jour l'absurdité de la guerre.

J'entends déjà protester : “Tait toi donc, maudit poète, poète des ciels d'orages, celui des squelettes décharnés et des pélicans parricides”.

Cette réponse de la tranquillité est le plus grand des scandales. Il est grand temps de penser, de laisser derrière soi les fausses raisons de la prudence. Cette sagesse de la passivité et du bonheur personnel est le siège de toute injustice. Ces mains trop blanches portent le rouge en leur sein. Il suffirait de regarder avec le cœur et d'entrer dans le monde pour lui-même. Pour ce qu'il vaut. Car c'est pour la beauté et l'amour que nous sommes poètes. C'est assis sur l'espérance d'un printemps fleuri que le poète regarde la guerre. Et il n'en rit jamais. Il la combat.

L'appel à la paix n'est pas un pleur, une tristesse. S'il part du cœur il est guidé par l'œil. Allons au delà de l'affect pour y revenir meilleur. Le poète s'engage dans le monde de la pensée. Et il réclame la paix.

Puisque les télévisions du monde entier répètent inlassablement le même venin, les idoles de la croissance infinie, du bonheur matériel et de la peur du voisin. Nous aussi frères poètes devons répéter inlassablement les mêmes appels. Pour cela, en cette fin d'année, appelons une nouvelle fois à la paix. Dénonçons la stupidité du conflit, le travail de désinformation, le formatage des esprits, les intérêts des puissants, et faisons le au nom des rires des enfants, au nom de tout ce que le poète célèbre entre le squelette et le pélican. Nous aimons la vie et souhaitons que tous puisse l'aimer. Cela est notre seul force. Que ceci soit un Dieu, une Terre, un Souffle caché, un Totem, un Esprit, une Valeur, les envies s'en emplissent : la paix ne peut plus être attendue comme un messie. Il faut la conquérir. Mais nous ne possédons pas d'autres forces, pas d'autres armes que l'amour de la vie, alors nous nous battons avec. Nous affrontons les canons de la pointe de la plume.

Mon chant de fin d'année est un appel à l'engagement, à l'engagement du poète. Il faut prendre position. Poète israélien, frère de la Eretz Israel et d'ailleurs, poète arabe, frère de Palestine et d'ailleurs, poète du monde, lève la tête et appelle avec moi. Le garrot ne viendra pas de grandes instances internationales, nous devons le serrer nous mêmes, de notre force, entre nos mains ni blanches ni rouges. Il suffit de changer de regard, de sortir de chez soi, de porter son amour sur l'autre et de parler.

Fort.
Très fort.

[30/12/2008]

Pascal Ferren*, POÈTE du MONDE:
http://www.poetasdelmundo.com/verInfo_europa.asp?ID=3966

La Paz y la palabra del poeta

Un año más que se acaba en la sangre. En la sangre pobre, sangre barata, sangre palestina. Lo malo se trivializa, se bombardea como se va a la feria. Uno obedece.

Pero ¿de dónde podría surgir la voz de la tierra? ¿Cómo hallar detrás de lo banal de la obediencia la fuerza para resistir?

La fuerza que hace decir no. Bucear en nosotros mismos para tocar nuestro vínculo común, para recordarnos el olor de la infancia y ver a la luz del día la absurdidad de la guerra.

Ya escucho la protesta: “¡Cállate! poeta maldito, poeta de los cielos tormentosos, él de los esqueletos descarnados y de los pelícanos parricidios”.

Tal repuesta de la tranquilidad es el mayor escándalo. Ya es tiempo de pensar, de dejar detrás de sí las falsas razones de la prudencia. Esa sabiduría de la pasividad y de la felicidad personal es la sede de toda injusticia. Esas manos demasiadas blancas llevan el rojo en su seno. Bastaría mirar con el corazón y entrar en el mundo al nombre de él mismo mundo y de lo que vale. Pues es para la belleza y el amor que somos poetas. Sentado en la esperanza de una primavera enflorecida, el poeta mira la guerra. Nunca se ríe. La combate.

La llamada a la paz no es un llanto ni una tristeza. Si sale del corazón, la mirada lo guía. Vamos más allá del afecto para volver a sentir mejor. El poeta se compromete en el mundo del pensamiento. Pide la paz.

Puesto que las televisiones del mundo entero repiten incansablemente el mismo veneno, los ídolos del crecimiento infinito, de la felicidad material, y del temor al vecino. Nosotros también hermanos tenemos que repetir incansablemente los mismos mensajes. Por eso, en éste fin de año, llamemos otra vez a la paz. Denunciemos la estupidez del conflicto, el trabajo de desinformación, el adoctrinamiento, los intereses de los poderosos y hagamos lo, al nombre de la risa de los niños y de todo lo que el poeta celebra entre el esqueleto y el pelícano. Amamos la vida y deseamos que todos la pueden amar. Es nuestra sola fuerza. Que sea un dios, una tierra, un aliento escondido, un tótem, un espíritu, un valor, nuestro ánimo se llena de éste poder. La paz no se puede esperar como un mesías. Hay que conquistarla. No poseemos otra arma que el amor de la vida, pues peleamos con ella. Enfrentemos los cañones con la pluma.

Mi canto de fin de año es una llamada al compromiso, al compromiso del poeta. Hay que tomar una posición. Poeta israelí, hermano de la Eretz Israel y de otra parte, poeta árabe, hermano de Palestina y de otra parte, poeta del mundo, hermano universal, levanta la cabeza y llama conmigo. El torniquete no vendrá de las grandes instancias internacionales, tenemos que apretarlo con nuestra fuerza, con nuestras manos ni blancas ni rojas. Basta cambiar la mirada, salir de casa, dejarse amar y hablar.

Fuerte.
Muy fuerte.!!

[30/12/2008]

Pascal Ferren*, POETA del MUNDO:
http://www.poetasdelmundo.com/verInfo_europa.asp?ID=3966


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