POUR UNE ETHIQUE DU DEVOIR. Par Guy Créquie* 
 

FRANCE - Français-English-Español: [Et donc celle de la définition et mise en œuvre du devoir d’humanité [en premier lieu pour l’exemplarité] par les Chefs D’Etats et de Gouvernements]

Comme l’a mentionné l’auteur Robert HANICOTTE dans son ouvrage « Devoirs de l’homme et Constitutions » éditions de l’Harmattan 2007, à la différence des droits de l’homme, ses devoirs demeurent peu exploitées par le juriste et l’idée qu’ils puissent être érigés au rang constitutionnel éveille toujours la suspicion…. »

Cependant, de plus en plus fréquemment, des Chefs d’Etats et de Gouvernement brandissent l’exigence du devoir accolé au droit sans en préciser la signification ou en se suffisant d’arguments sommaires qui sont plus empruntés à l’idéologie qu’à celui du passage de la moralité à la responsabilité.
Mais, comme l’a exprimé le 10 mars 1990, lors d’une conférence à l’Ecole Normale supérieure le philosophe Georges CANGUILHEM : « La philosophie doit être l’effort par lequel l’homme ressaisit le sens de la totalité qu’il exprime. »

Comme l’écrivait HEGEL, à propos de SOCRATE, un philosophe n’est pas nécessairement celui qui écrit une œuvre, crée un système. On peut ou non produire des concepts nouveaux mais cependant, être un aventurier du concept.

Je propose donc, dans cette perspective, aux Chefs d’Etats et de Gouvernements de devenir des promoteurs et garants du devoir d’humanité !

Curieusement, les concepts de VIE et de PEUPLE ne font l’objet d’aucune définition dans le droit international. Ceci, alors qu’ils sont au centre de toute aventure humaine.
A l’approche des JO [jeux olympiques de Pékin] et ensuite, les médias, les dirigeants politiques occidentaux ont fait beaucoup de tapage sur la cause tibétaine, sur les violations des droits de l’homme en Chine, etc.

Certes, la question tibétaine est un sujet grave et sérieux qui passe par un règlement négocié. Ceci, car la question du respect de la diversité culturelle est constitutive de la conception du droit de la personne.

Mais justement, le respect du droit et de la pédagogie du devoir font implicitement appel à nos dirigeants de mettre en œuvre le devoir d’humanité.

Déjà, la pauvreté est considérée par l’UNESCO comme une atteinte intolérable aux droits de l’homme.

Cependant, l’atteinte au respect de la vie de la part de maints Etats qui appliquent la peine de mort est aussi dans son essence, une absence au devoir d’humanité.

Certes, les crimes et délits doivent être sanctionnés ; et lorsqu’il s’agit de meurtres sur des enfants, des personnes âgées, des viols et assassinats de femmes, les sanctions doivent être appropriées, lourdes : la non réduction de peine même pour bonne conduite dans la durée doit être envisagée dans les situations spécifiques.

Mais un Etat qui tue, crée le crime ! Si la vie peut-être retirée ainsi froidement du jour au lendemain, cet acte est traduit par certains individus comme un consentement moral de leur part de passer à l’acte de la finitude de l’autre, l’étranger : à leur famille, à leur culture, à leur ethnie, à leur conception du monde, à leur soif de pouvoir et de domination, à la libération primaire des sens selon le principe que la fin justifie les moyens.

Cette apologie ou ce laxisme vis-à-vis de la suppression de la vie s’applique alors également pour les animaux, les plantes,….Bref, toute vie organique et biologique en général !
125 pays sur 204 ont officiellement aboli la peine de mort et des grandes nations de par le monde comme : la Chine, L’inde, le Japon, l ’Iran, le Nigéria, l’Arabie Saoudite, le Soudan, l’Irak, L’Egypte, les Etats-Unis d’’Amérique, d’autres, continuent à appliquer la peine de mort.

Alors, parlons certes du Tibet, mais par souci de justice et équité intellectuelle, intéressons nous à toutes les formes possibles de violation des droits et devoirs de la personne par les personnes, les Etats et autres Institutions.
Parlons, et réglons dans le droit international, dans les Constitutions, actes, traités, de tout ce qui a trait aux atteintes multiples et caractéristiques des droits et devoirs de la personne.

Comme l’indiquait le Bouddha Sakyamuni, il faut tuer dans l’esprit le désir de tuer !

Pour ma part, j’ai suggéré à l’occasion du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, la mise en chantier d’une nouvelle déclaration des droits et devoirs de la personne. J’ai exposé mes arguments dans un livre à paraître sous le titre : « Réconcilier les droits et les devoirs pour l’avenir de l’humanité.

En ce début de IIIe millénaire, le véritable humanisme contemporain est celui du respect de la vie : de toute forme de vie, et ce : à commencer pour l’exemplarité par Les Chefs d’Etats et de Gouvernements et autres Institutions, les leaders religieux,….

Cet humanisme, passe par l’exigence du devoir d’humanité !

Copyright Guy CREQUIE
Poète et écrivain français
Messager de la culture de la paix du Manifeste 2000
Popularisée par l’UNESCO
Docteur Honoris Causa de l’Académie mondiale de la culture et des arts.
POÈTE du MONDE:
http://www.poetasdelmundo.com/verInfo_europa.asp?ID=840

FOR AN ETHICS OF DUTY
[And therefore the definition and implementation of the duty of humanity [in the first place for example] by the Heads of States and Governments]

As mentioned by the author Robert HANICOTTE in his book 'Duties of Man and Constitutions' editions of the Harmattan 2007, unlike human rights, duties remain little exploited by lawyers and the idea that they can be erected in constitutional always arouses suspicion…. '
However, more and more frequently, Heads of State and Government brandish the requirement of duty attached to the law without specifying its meaning or sufficient summary of arguments which are more influenced by the ideology than the transition from a moral responsibility.
But, as expressed by March 10, 1990, at a conference at the High School of professor ; philosopher Georges CANGUILHEM: 'The philosophy must be the effort by which man makes the meaning of it all expresses. '
As HEGEL wrote, about SOCRATE, a philosopher is not necessarily the one who wrote a work, creates a system. It may or may not produce new concepts however, be an adventurer of the concept.
I therefore propose, in this context, the Heads of States and Governments to become promoters and guarantors of duty to humanity!
Curiously, the concepts of LIFE AND PEOPLE and are not subject to any definition in international law. This, while they are at the heart of any human adventure.
With the approach of the Olympics [Beijing Olympics] and then, the media, Western political leaders have made much fuss about the Tibetan cause, on violations of human rights in China, and so on.
While the Tibet issue is a grave and serious matter that passes through a negotiated settlement. This, because the question of respect for cultural diversity is constitutive of the concept of human rights.
But precisely, respect for law and pedagogy of duty are implicitly call for our leaders to implement the duty of humanity
Already, poverty is considered by UNESCO as an intolerable infringement of human rights.
However, achieving the respect for life on the part of many states that apply the death penalty is also in its essence, an absence from duty to humanity.
While the crimes must be punished, and when it comes to murders of children, the elderly, rape and murder of women, sanctions must be appropriate, heavy: non same sentence reduction for good conduct in the duration must be considered in specific situations.
But a State that kills, creates the crime! If life can be withdrawn and coldly happen overnight, this document is translated by some people as a moral consent on their part to move to the act of the finitude of the other countries: their families, their culture, their ethnicity, their world, their thirst for power and domination, the liberation primary meaning according to the principle that the end justifies the means.
This apology or laxity towards the abolition of life applies also for animals, plants,…. In short, any organic and biological life in general!
125 countries from 204 have formally abolished the death penalty and large nations throughout the world as: China, India, Japan, Iran, Nigeria, Saudi Arabia, Sudan, Iraq, Egypt, the USA, others continue to apply the death penalty.
So, certainly speak of Tibet, but for the sake of justice and fairness intellectual, we are interested in all possible forms of violation of rights and duties of the person by individuals, governments and other institutions.
Let's talk and resolve in international law, the constitutions, acts, treaties, all matters relating to the characteristics and multiple violations of the rights and duties of the person.
As the Buddha Sakyamuni, we must kill in mind the desire to kill!
For my part, I suggested on the occasion of the 60th anniversary of the Universal Declaration of Human Rights, the start of a new bill of rights and duties of the person. I explained my arguments in a forthcoming book under the title: 'Reconciling the rights and duties for the future of humanity.
At the beginning of the third millennium, the real contemporary humanism is that of respect for life from any form of life, and this: starting for example by Heads of States and Governments and other institutions, religious leaders ,….
This humanism, passes by the demand of duty to humanity!

Copyright Guy CREQUIE
French poet and writer
Messenger of the culture of the peace of the Proclamation 2000
Popularized by UNESCO
Docteur Honoris Causa of the world Academy of the culture and arts.
POET OF THE WORLD:
http://www.poetasdelmundo.com/verInfo_europa.asp?ID=840

PARA UNA ÉTICA DEL DEBER
[Y en consecuencia la de la definición y aplicación del deber de humanidad [en primer lugar para la ejemplaridad] por los Jefes de Estados y de Gobiernos]
Como lo mencionó el autor Robert HANICOTTE en su obra “Deberes del hombre y Constituciones” ediciones del Harmattan 2007, a diferencia de los derechos humanos, sus deberes permanecen poco explotados por el jurista y la idea que puedan ser elevados al rango constitucional despierta siempre sospecha…. ”
Sin embargo, cada vez más frecuentemente, Jefes de Estados y de Gobierno esgrimen la exigencia del deber unido al derecho sin precisar el significado o conformandose con argumentos sumarios que más se piden prestados a la ideología, que al paso de la moralidad a la responsabilidad.
Pero, como lo expresó el 10 de marzo de 1990, en una conferencia a la Escuela Normal superior el filósofo Georges CANGUILHEM: “La Filosofía debe ser el esfuerzo por el cual el hombre recobra el sentido de la totalidad que expresa. ”
Como lo escribía HEGEL, con respecto a SOCRATE, un filósofo no es necesariamente el que escribe una obra, crea un sistema. Se puede o no producir nuevos conceptos pero sin embargo, ser un aventurero del concepto.
¡Propongo pues, en este sentido, a los Jefes de Estados y de Gobiernos convertirse en promotores y garantes del deber de humanidad!
Curiosamente, los conceptos de VIDA y PUEBLO no son objeto de ninguna definición en el derecho internacional. Y ello, mientras que están en el centro de toda aventura humana.
En el enfoque de los JO [juegos olímpicos de Pekín] y a continuación, los medios de comunicación, los dirigentes políticos occidentales hicieron mucho escándalo sobre la causa tibetana, sobre las violaciones de los derechos humanos en China, etc
Ciertamente, la cuestión tibetana es un grave tema y serio que pasa por un Reglamento negociado. Y ello, ya que la cuestión del respeto de la diversidad cultural es constitutiva de la concepción del derecho de la persona.
Pero precisamente, el respeto del derecho y la pedagogía del deber llaman implícitamente a nuestros dirigentes de aplicar el deber de humanidad
Ya, la UNESCO considera la pobreza como un ataque intolerable a los derechos humanos.
Sin embargo, el ataque al respeto de la vida por parte de muchos Estados que aplican la pena de muerte es tambien escencialmente , una falta al deber de humanidad.
Ciertamente, los crímenes y delitos deben sancionarse; y cuando se trata de asesinatos sobre niños, personas mayores, violaciones y asesinatos de mujeres, las sanciones deben adaptarse, severas: la no reducción de la pena aún por buena conducta en su duración debe preverse en las situaciones específicas.
Pero un Estado que mata, crea el crimen. Si la vida puede ser quitada así friamente de hoy para mañana, ese acto se traduce para ciertos individuos como un consentimiento moral de su parte a pasar al acto de la finitud del otro, el extranjero: a su familia, a su cultura, a su etnia, a su concepción del mundo, a su sed de poder y de soberanía, a la liberación primaria de los sentidos según el principio que el fin justifica los medios.
Esta apología o este laxismo frente a la supresión de la vida se aplica entonces también para los animales, las plantas,….¡Resumidamente, toda vida orgánica y biológica en general!
125 de cada 204 países suprimieron oficialmente la pena de muerte y de las grandes naciones en el mundo como: China, la India, Japón, Irán, Nigeria, Arabia Saudí, Sudán, Irak, Egipto, Estados Unidos de' América, de otros, siguen aplicando la pena de muerte.
Entonces, hablemos del Tíbet, pero por deseo de justicia y equidad intelectual, interesemonos por todas las formas posibles de violación de los derechos y deberes de la persona por las personas, los Estados y otras Instituciones.
Hablemos y regulemos en el derecho internacional, en las Constituciones, actos, Tratados, de todo lo que se refiere a los ataques múltiples y característicos de los derechos y deberes de la persona.
¡Como lo indicaba el Buda Sakyamuni, es necesario matar en el espíritu el deseo de matar!
Por mi parte, sugerí con motivo del 60e aniversario de la declaración universal de los derechos humanos, la puesta en obra de una nueva declaración de los derechos y deberes de la persona. Expuse mis argumentos en un libro que debe parecerse bajo el título: “Reconciliar los derechos y los deberes para el futuro de la humanidad.
Este principio de Tercer milenio, el verdadero humanismo contemporáneo es el del respeto de la vida: de toda forma de vida, y esto: comenzando por la ejemplaridad por los Jefes de Estados y de Gobiernos y otras Instituciones, los líderes religiosos,….
¡Este humanismo, pasa por la exigencia del deber de humanidad!

Copyright Guy CREQUIE
Poeta y escritor frances
Mensajero de la cultura de la paz del Manifiesto 2000
Popularizado por la UNESCO
Doctor Honoris Causa de la Academia mundial de la cultura y las artes.
POETA del MUNDO:
http://www.poetasdelmundo.com/verInfo_europa.asp?ID=840

FOTO: Guy Créquie

01-09-2008


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