Poetas Del Mundo Poets of the world
Our Poets & Artists Talented, Credentialed & Creative
Our Readers A wide diverse audience
Help & Support Call us: +56 9 8811 6084
0 0
Annaris  Arezki

Annaris Arezki


Nationality: Argelia
Email:

Biography
1]POESIE
Corbeille de mes souffrances et de mes regrets,
Soucoupe de mes voyages et de mes fuites ,
Confidente de mes intimes et profonds secrets,
Eponge de mes haines et leurs suites
Je te suis tel un bébé qui de sa mère suce le lait
Et à qui , au giron, le monde se limite.
**************

Que de fois , au milieu de la nuit,
Après insomnie ou réveil précoce,
Je t'ai appelée sans faire de bruit ,
Pour me soulager de mes nuits atroces
Et me réconcilier avec le sommeil qui me fuit
En me berçant tel un tout petit gosse.
****************
Que de fois, durant le printemps,
En errant entre les belles fleurs,
Tout en écoutant les gazouillements
Des oiseaux qui chantent en chour,
Tu m'as offert les meilleurs moments
Pour ôter les vices polluant mon cour.
*************
Que de fois , pour concrétiser l'amour,
Que l'abstrait met sous l'ombre ,
Autant que l'absence de l'humour,
Générée par la tristesse sombre,
Tu m'as appris à faire la cour
Aux cours les plus durs et sobres.

2] ECOLE

C'est sur les bancs de l'école,
Cette grande lunette,
Que j'ai survolé, du pole au pole,
Notre généreuse planète.

*******************
C'est face au tableau,
Cet écran de connaissances,
Que mon petit cerveau,
Découvre les mots et leurs sens.

***********************
C'est dans mon tablier d'écolier,
Qui protège mon pauvre pull,
Que, en mariant la plume et l'encrier,
J'ai connu les secrets du calcul.

********************
C'est grâce à la scolarité,
Sa science et toutes ses disciplines,
Que j'ai connu l'antiquité,
L'homme, son anatomie et ses origines.

*********************
Sans mon respectable maître,
Cet explorateur de fond,
Je vivrais sans jamais connaître,
La véracité de mon don.

******************
C'est grâce à l'alphabet
Et tous les mots qu'il structure,
Que j'ai ouvert la baie
Sur l'universalité de la culture.

****************
C'est la culture et son universalité
Qui, en voilant le terme : étranger,
M'a appris que l'humanité :
C'est s'aimer et non se déranger.

ANNARIS AREZKI

.
3] CIGARETTE
Je te hais autant que tu m'attires
Au point où je pense que je t'aime.
Ta nicotine accélère le verbe périr
Par le faux plaisir que tu sèmes.
************************
Mon envie de te quitter est continuelle
Autant que celle qui m'oblige à te fréquenter.
Que je ne sais si je suis un rebelle
Ou un soumis qui se croit en pleine liberté.
***************************
Comme moi, tu es victime et coupable.
Je te plains autant que je t'accuse.
Par un amour aussi vilain qu'indéfinissable,
On se brûle et on dit : « on s'amuse ».
****************************
Le premier jour où je t'ai côtoyée,
M'a marqué autant que tes sévices.*
Tu m'avais étouffé tel un noyé
Et je prends pour vertus tes vices.*
******************************
T'appuyant sur ma faiblesse,
Je t'ai prise pour un signe de grandeur.
Tu te maquilles sans cesse,
Pour ne m'offrir que ta noirceur.
***************************
Il m'arrive de sacrifier les choses vitales
Pour t'acquérir oh sale amie !
Tu as fait de moi un gourmand animal
Qui regarde l'appât sans voir le rets.
************************
Que de fois, pour me satisfaire,
Ensemble, nous avons gêné mes prochains,
En polluant, avec ta fumée, l'air
Que, eux, ils préfèrent pur et sain.
************************
Quand la colère vient me rendre visite,
Tu viens jouer le rôle des sages.
En essayant d'éliminer ce qui m'excite,
Tu augmentes l'intensité à ma rage.
***************************
Et quand mon intérieur est gouverné par la joie,
Tu t'invites aussi, sans prévenir.
Insidieusement tu te mets à coté du roi,
Pour l'amadouer et le pervertir.
*************************
Aujourd'hui, auprès de ma conscience,
Je dépose plainte contre toi.
Et j'espère que la sentence :
Sera ton divorce avec moi.

Biographie
Annaris Arezki

C'est à mi-chemin de la guerre de libération que ma petite personne, ANNARIS AREZKI, est venue au monde. En septembre 1957. Tout le mois de septembre est à moi. J'y place mon anniversaire là où ça me plait. Et entre les signes astrologiques, Balance et Vierge, je prends celui qui me convient. On a omis d'indiquer le jour exact de mon atterrissage. Illettrés, nos parents ne pouvaient pas s'en apercevoir. Ils se fiaient totalement à l'administration. Même si on avait mis un autre prénom à la place de celui qu'ils m'ont choisi, AREZKI, ils ne l'auraient pas su.
C'est au village Ihanouchene, commune d'Azeffoun, que j'ai entamée ma scolarité. Deux années après l'indépendance [« je me souviens comme si cela datait d'hier », disait Mouloud Feraoun].
En 1971, après avoir réussi à l'examen d'entrée en sixième [journée inoubliable, malheureusement la mère qui devait partager la joie avec moi nous a quittés six ans avant cette date], je rejoignis le lycée CHIHANI BACHIR d'AZAZGA. Là où j'ai suivi, pendant sept ans, le cycle moyen et secondaire [de la sixième à la terminale]. La chance ne m'ayant pas souri, il me manquait un cinquième de point pour avoir le bac. Les matières dont j'étais faible, plus fortes que celles que je maitrisais, ont basculé la balance légèrement au dessous de dix. C'est ce que j'appelais : « l'Injustice des examens ».
Et puis, en 1978, après avoir subi avec succès les épreuves du concours, j'ai rejoint l'INFORBA de Rouïba où j'ai obtenu un BTS en méthodes et organisation, après deux ans et demi de formation.
Depuis l'obtention du diplôme à ce jour, j'ai toujours travaillé dans des chantiers. D'aucuns, ceux qui confondent passion et profession, s'étonnent qu'un homme de chantier fasse de la poésie. Mais ceux qui savent que la muse butine à toutes les fleurs, acquiescent sans aucun questionnement [qui sait quel métier exercerait SI MOHAND si il a vécu jusqu'à nos jours ?] Quant à moi, en plus du métier purement technique, le chantier m'a appris la vraie sociologie. Le chantier m'a permis de côtoyer toutes les couches qu'une société peut contenir. De tous les niveaux intellectuels, de toutes les régions, de tous les âges, de différentes nationalités. Pour celui qui a l'âme poétique, c'est un gisement d'inspiration.
Quant à la poésie, sans me targuer de poète, titre difficile à obtenir, elle m'a accompagné, au moins, depuis mon adolescence [j'en trouve des traces dans mes cahiers d'écoliers].
Mes poèmes, rassemblés dans un recueil, restent toujours inédits. Le recueil je l'ai intitulé : « La raison du cour et le cour de la raison ». Titré ainsi, parce qu'il comporte les poèmes de différents âges [de mon adolescence à mon âge adulte]. Ce recueil est approuvé par trois [03] maisons d'éditions : LE PANTHEON, La Société des écrivains et, actuellement, il est en instance de publication [ou de détérioration] chez les éditions MELIBEE. Il n'est pas publié pour des raisons financières et il risque d'être détérioré pour les mêmes causes.
En dehors de ce recueil, beaucoup d'autres poèmes vivent en liberté. Eparpillés. Je les marierais le moment venu en les rassemblant sous une même couverture, qui portera le nom que la muse dictera.
Il m'arrive aussi d'écrire des textes sur thèmes bien déterminés. J'en ai assez publiés dans les journaux.
Concernant la poésie kabyle, j'en fais assez aussi. Certains de mes textes sont mis en musique par la chorale de l'association culturelle de notre village TAZGHART [ASIREM].
C'est à ces lignes que se résume ma biographie.

anaris.arezki@hotmail.fr
No record found.
No record found.
No record found.
Comments