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    Florence 
    Issac 


    Absences

    La vie nous sépare de ceux que l’on aime.
    Et moi si je pouvais arrêter tout cela !
    Quand mes pensées s’arrêtent sur mes fantômes,
    Que ces absences à mon corps et à mon âme sont douloureuses !
    Ecrire devient alors ma seule consolation même si je sais que ce n’est qu’une narcose éphémère.
    Liens ineffaçables de mon cœur à jamais blessé par le manque d’une personne familière. Dans ma mémoire ces déchirures de l’éloignement et de la mort sont à la fois abîmes profonds et crêtes lumineuses. Je sais que malgré tout le mal qu’elles m’apportent, je les garde jalousement. Elles sont à la fois ma force vitale et mes faiblesses. Elles guident mes pas. Je fais danser mes fantômes dans mes rêves les plus fous. Les blessures ne s’estompent pas mais je sens qu’elles me grandissent, m’irradient, m’embellissent. Elles se parent de mille desseins pour l’avenir. Elles forment alors la substance même de ma destinée. Le temps s’écoule mais je veux conserver toutes les émotions et sensations passées. Ces absences présentes à ma mémoire deviennent alors des trésors, des complices de tous les jours : la vraie richesse. La mort n’existe plus si la mémoire reste.

    ***

    Impatiences meurtries


    Et alors ?
    Qu’est-ce que ça peut vous faire ?
    Le rien du moment m’exaspère
    A n’en plus savoir que faire
    A n’en plus savoir le taire
    Naissance étouffée de l’excès
    J’aurais voulu glisser
    sans jamais m’arrêter
    Crier pour m’arracher
    Voler
    Déchirer le voile de vos raisons
    Les limites délétères de vos prisons
    Les yeux calme dans la tourmente
    Fractale évanescente
    Les larmes viennent ardentes et violentes
    Je pleure mes belles impatiences
    Meurtries au cœur de leurs tremblances
    Dans le lit des rivières elles s’évaporent
    Sublimes et gémissantes
    Je vous rage et m’indispose
    Je retourne dans mon cocon, mon mien
    Ma coquille odorante
    Tissée de flammes et de vanille
    D’air et de miel
    D’eau et de fiel
    Ma coquille odorante
    De mouvement et de bruit
    De rires et de replis
    Je vous nargue et m’indiffère
    Je ne passe pas
    Je crève le soleil
    Inertie, léthargie
    La vie cogne
    A n’en plus savoir que faire
    A n’en plus savoir le taire.

    ***

    Traces

    Je poursuis
    Dans la ville
    L’invisible, l’arabesque
    Le plein, le vide, le fil

    La ville s’embarque
    De cloche-pied à flaques

    Je jette
    Dans les miroirs
    Les dés, l’idée, les fées

    La ville en ricochets
    s’incline à nos reflets

    Je devine
    Dans l’échancrure
    Le deux, le feu, l’histoire

    La ville m’embrasse
    Je suis la trace

    De serments en sentiments
    Dans l’invisible
    Je garde les dés-clés de nos regards
    Pour ne plus rien donner au hasard.

    Vide et illusion

    Rien de directement palpable
    Si ce n’est l’appréhension de ce palpable
    La fine compréhension
    Qui à cette fraction de seconde cristallise
    La finitude, l’objet et le contour des formes
    Dire et redire
    Inlassablement pour que le rien n’échappe et devienne
    Lâcher les images
    Retenir et aimer alors les sentiments qui viennent
    Illusions béates que cette tragédie humaine livrée à l’errance
    Dans cette profusion iconique
    Comment faire confiance
    A cet être si fragile
    Inconstant et futile ?
    Comment le mettre en garde
    Et qu’il se reconnaisse ?
    Fétu de paille
    Impétueux et gracile
    Seul et misérable
    Je ne peux me comprendre
    que si je me regarde et me tourne
    Long travail du poète qui défile
    Chaque linéament du tissu des pensées
    La distance marque ce qui constitue Ta substance
    La substantifique moelle
    Accepte sans détours l’illusion
    Et les rêves dont tu construis ta vie
    Tout prendra alors couleur de vérité
    Armé de lumière contre l’adversité
    Tout ce qui constitue tes désirs seront ta réalité


    Biographie:

    Née en 1960, une enfance heureuse entourée de nombreux amis, à Saint Gratien en région parisienne. Métissage entre un père aveyronnais et une mère française d’origine italienne.

    Sa carrière est à l’image de cette pluralité puisque sa destinée l’amène dès le collège à s’ouvrir à de multiples disciplines : la danse, le sport, le théâtre, la lecture des oeuvres littéraires, l’écriture.

    Elle fait ses études à l’école publique puis au lycée pilote d’Enghien et enfin à l’Ecole Normale de Chartres. Elle se marie, a trois enfants, enseigne et obtient en parallèle une maîtrise de français langue étrangère pour se spécialiser dans l’apprentissage du français pour les étrangers. Le langage peut devenir un outil de pouvoir. Lire c’est s’ouvrir au monde et Vivre. C’est ainsi qu’il lui semble primordial de se mobiliser contre l’illettrisme. Si l’enseignement est une vocation, sa passion secrète est l’écriture.

    Son premier livre, en 1990, est un recueil de poésies : Un peu d’amour avant la fin , florilège où elle rassemble des poèmes écrits depuis l’enfance, puis Prends soin de tes rêves qu’elle écrit en 1993 mais qu’elle ne publiera qu’en 2005, la fissure en 1999, livre co-écrit avec une amie chère, Véronique Deroy et édité en juin 2000 par les Editions Lettres du Monde.
    Et Mage, Magie, Image recueil de photos [ Emmanuel AUGUSTINE ] et poèmes, en 2000.
    Ses livres traitent de solitude et de quête de tendresse dans un monde souvent hostile.

    Elle fonde en 2002 l’ association « l’Echappeebelle » regroupant des amis artistes de tous bordsdans le but de créer une synergie d’entraide et de stimulation créative.

    Des questions omniprésentes se retrouvent en filigrane dans tous ses livres « Est-il décent d’accepter les injustices? Y-a-t-il encore dans cette Histoire qui se répète l’espoir d’actions réparatrices »
    Pour l’Homme perdu dans l’univers, la solution est sans conteste l’Amour, l’ultime vérité contre les Guerres, l’ignorance, les fanatismes et l’intolérance.

    Son Elizabeth Anjubault

    Florence Issac est une femme typée, belle et sensible, passionnée, engagée, et dynamique [..]. Elle est aussi et surtout diablement inspirée quand elle écrit, ce qui tendrait à prouver qu’on a souvent une image fausse des poètes du temps présent. Florence Issac dépoussière, à sa manière, le monde des lettres avec ses textes courts, fleuris de milles et unes couleurs comme un jardin de fleurs uniques. Découvrez-là ainsi que sa prose et ses vers rimés sur son site Internet qui est comme une maison ensoleillée http://www.lechappeebelle.net

    Fréderic Vignale


    Bibliographie:

    Un peu d’Amour avant la fin Florilège de 1990 de Florence Issac
    Poèmes jaillis tout droit d’un geyser. La poésie explose et s’affiche polymorphe : L’écriture devient apodictique dans l’Art du dire : du mot à l’aphorisme, de la phrase au texte en prose...............

    Prends soin de tes rêves. Roman écrit en 1993 publié en 2005 de Florence Issac
    éd. lettres du monde.
    Roman publié en 2005. « Prends soin de tes rêves » est une focale distendue à l’énergie particulière, au rythme lancinant comme un travelling intérieur qui trouverait son équilibre entre la permanence et indolence. Un road movie expressionniste aux couleurs originales où rien ne serait figé et qui nous berce sans jamais nous endormir............

    Mage, magie, image. Recueil édité par les Editions Rive Droite en Octobre 2000. Photos d’Emmanuel AUGUSTINE. Textes de Florence Issac
    Elle a mis ses mots sur ses images à lui. Il a mis ses images sur ses mots à elle. Le tour était joué. « Mage Magie Image » est le fruit de cette complicité là. Un poétique.........

    La fissure. Aventure à quatre mains. Roman psychologique et policier co-écrit par Florence Issac et Véronique Deroy, Editions Lettres du monde en 2000.
    Un homme et une femme embarquent pour la traversée, à la voile, du Golfe de Gascogne, cap sur l’Espagne. Avant même d’être au large, ce n’est plus un couple, mais deux qui s’affairent ........

    Violeta Boncheva
    Patricia Andrea
    Rodriguez
    Ahmed
    Almarasi
    Elena
    Kohen
    María
    Aparecida da Silva
    Roberto
    Da Silva
    Luciana
    Campos
    Gardenia
    Barraza Farinelli
    Nkai
    Mpiosso-ye-kongo
    Ljubomir Mihajlovski