s
s
s
s
s
s
s

El contenido de esta página requiere una versión más reciente de Adobe Flash Player.

Obtener Adobe Flash Player

Babacar SAMB
Nacionalidad:
Senegal
E-mail:
bcalioune@yahoo.fr
Biografia

Babacar SAMB

Babacar SAMB est un poète.il est né le 21/02/1957 à Dagana. Il a fréquenté l’école coranique et l’école française L’école 1 de DAGANA d’où il sortit en Juin 1971 avec le Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires (C.E.P.E). Il intègre la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) implantée à Richard Toll en 1971.

Monsieur Babacar SAMB a toujours aimé la poésie et continue toujours à l’écrire. Il est membre du Cercle des Écrivains et Poètes de Saint-Louis (CEPS).

 

Gorée

Gorée : nom aux rudes consonances !

Gorée : l’attrait et le signe d’une histoire !

Tel  un vaisseau ancré à l’abri d’un certain port,

L’île de Gorée à l’océan, dresse son rostre basaltique strié d’orgues…

Gorée, forteresse naturelle qui tenta dans le siècle peuples, marins ou conquérant

Ces hommes qui bâtissent l’île lui imposant ses cours intérieures,

Peut-être sa chaux et sa pure ocre des façades.

O siècle chassé-croisé perpétuel !

Gorée où le Chevalier de Boufflers écrivait à Madame de Sabran[1] qui

Pleura pour te revoir.

Pour te revoir la « Méduse[2] » sombra…

Gorée la « Captiverie » ou la « vieille maison des esclaves »

Par ta porte façonnée au ras des flots, des milliers de Malheureux captifs

Ont chargé les voiliers vers l’Amérique.

Combien ne sont jamais parvenus au terme de ce voyage ?

Qui regardera sans émotion ce rectangle de lumière,

L’ultime vision de la Mère Afrique, la dernière image d’une Afrique,

D’un monde insensible ?

Gorée, chenue sous le poids de cette mélancolie, haut lieu de l’Africanité !

Gorée, symbole de la libération universelle !

Gorée : capitale mondiale des opprimés !

Gorée un monument du Souvenir face à la conscience des hommes !

Gorée, rêveuse et debout sous la brise !

Gorée, soucieuse du destin de l’homme dans l’espoir.

 

Art

Il est ma physionomie l’art.

Il est ma véritable sculpture.

Il embaume ma demeure. 

Il me fait pleurer d’excès de vie.

Pour m’épargner du commun des mortels.

Et voilà qu’il me fait frémir le corps

Avec les sensations exquises de la conscience permanente.

De sa mélodie gutturale, pertinente

Au flottement de mon âme.

Art-Art inné, art acquis de l’atelier !

Celui qui marque dans sa conscience

Masque, Peintures rupestres.

Faculté de plus de m’enrôler le jargon

Au devant de la traduction de ses codes ;

De son message mortel, de son message d’odes

Art que mes veines acceptent, adoptent de sa tendre enfance du milieu

Art, je te reconnais de ma main

De ma main mainte,

De mes yeux qui aiment l’esthétique.

Art, je te reconnais du fond des tumultes

Du fond des silhouettes et dans les ombres.

Oh, oui ! L’artiste ne vit pas, il suscite la félicité ombrageuse.

L’artiste ne crée pas, il le vit

Il est celui qui ne grandit pas

Il n’est pas nain

Il est l’enfant qui joue avec une authenticité périlleuse,

Une humilité authentique

O Grimaldi Picasso ! Graal !

 

Mon frère

Ouvre, ouvre-moi ta porte,

Ne baisse pas les yeux,

Ne détourne pas la tête,

Ouvre, ouvre-moi ta porte !

Je suis ni blanc, ni noir,

Je suis ni jaune, ni rouge,

Je ne suis que le fils de l’homme.

Ouvre, ouvre la porte pour l’autre.

Mon fardeau est lourd,

Sur mon épaule je porte la charge des faibles

Je violerais la voix des sans voix

Dans le silence lourd des femmes

Ouvre, ouvre moi la porte.

Les aveugles, ont leur monde obscur,

Les oiseaux ; leur nid,

Le mort, son tombeau,

Le malade, son lit ;

Le paresseux, son refuge oisif,

Je suis seul, je n’ai où reposer ma tête,

Et je demeure, le fils de l’homme.

Ouvre, ouvre-moi ton cœur,

Je parlerais à l’univers

Ouvre, ouvre moi toutes les portes !

Saint-Louis, le 05-03-2008.

 

 

A L’OMBRE DE MES PERES

Quand viendra ce mardi dans novembre !

Quand ridé, loin de mes meilleurs ans,

Quand loin de toutes les musiques,

Quand la vie ne m’invitera plus aux noces du monde.

Quand hier assurant mon pas d’homme,

J’ai marqué mon époque les carrefours, les cérémonies.

Quand le temps m’ouvrira sa fenêtre

Sur le monde infini des esprits silencieux,

Comme un grain dans la terre,

Je voudrais me reposer à l’homme de mes pères !

J’ai écrit ma page, pleuré et ri en son temps,

Sur les plaines chargées du temps des saisons,

J’ai labouré ma parcelle, embelli ma demeure.

Fils, filles, épouses, amis

Même ennemis ne pleuraient pas,

Relisez mes poèmes !

Quant à l’ombre de mes pères  dans ce cimetière

De saints à l’ombre des « sump[3] » à Dagana,

Je voudrais mourir !

Heureux est le pur qui va vers le Seigneur !

Heureux de mourir, loin des peines,

Heureux et libre vers mon seigneur !

Quand viendra ce Mardi dans Novembre !

Saint-Louis,  le 05 Mai 2009.

 

Caire 86

Au grand club les grands problèmes !

C’est aussi qu’au grand pays les grands problèmes !

Le peuple profond dans l’espérance,

A vécu triste sans la répugnance,

Que de réveils dans le sommeil,

Que de risques dans le sommeil,

Où l’être dans l’espoir né du voulu,

A dans ce moment amer  vécu le dévolu,

La brise consolait les maux,

Voyait de beaux mots,

L’espoir doutant,

Aux grands clubs les grands problèmes !

C’est aussi  aux grands pays les grands problèmes !

Problèmes qui ouvrent des seuils réels aux intrigues menant vers le rationnel,

Ne voulant pas vivre comme rebelle tu fuis tout ce qui sent au cruel,

Et sous les temples qui martèlent, tu revis le rituel qui rappelle,

Ton double que les gens ont blanchi couvant pesamment l’être soucieux,

Comme vieilli dans ce moment de sourire retenu s’est senti revivre dans le reconnu.

O peuple ! Sur le nouvel hôtel du geste, tu présentas une jeunesse prête,

Le cœur que le déçu a marqué attend avec énergie un siècle griffé.

L’ouïerépétera-t-elle ses gestes pour deux fois sourire ?

Si gagner c’est jouer et recommencer, perdre est jouer et recommencer.

Allons ! Allons vers l’autre jouer, jouer,

Oui allons malicieusement jouer, jouer,

Grandement, sportivement car le ruisseau de la mémoire puisera encore sur demain,

Qui viendra, héritera, jouera et brandira…

Dagana, le 10 Juin 1986

 

L’Argent

J’ai fait un rêve,

Un rêve d’être de l’argent.

Je me suis réveillé pour trouver un argent

Qui change tout et rien

Qui simplifie tout dans le mal et bien.

Et voilà comme dans un piège,

Je rumine ma déception et mon angoisse

Dans la plus grande solitude au Niveau

Du vaste Empire du bien aimé argent.

Pourquoi suis-je ce métal blanc ou jaune qui révolutionne le monde ?

Pourquoi suis-je ce billet vert ou bleu qui ne résiste

Ni au vent, ni au feu, ni à l’eau ?

Non, je ne peux pas comprendre

Comment dans ma faiblesse

De papier, je puis être l’ami de tous les vivants ?

La seule puissance qu’on ne discute pas !

Le fondement des secrets et Espoir,

La clé de toutes les portes ?

Oui, j’ai été lâche et impitoyable

Dans mon rêve de posséder un

Argent qui fait courir et chanter

Mes frères handicapés dans une

Contradiction qui ne peut

Laisser insensible comme l’enclume.

D’avoir fait de mon frère jadis fier

Dans son humble champ, un rêveur

Dans l’air d’un…

D’avoir fait de ma sœur la travailleuse

Indésirée et désolante de sa mère,

De plonger ma cousine dans cette triste et

Confuse situation d’amoureuse

Pastiche et sans vergogne.

Oui, j’ai été cruel et sadique

Dans mon rêve d’empocher un

Argent qui est l’unité des pathologies,

Economique, la source et la finalité des assassinats,

Crimes et trahisons les plus horribles.

Le sorcier et le démon des malfaiteurs,

Producteurs de rixes les plus sanglantes,

L’objet de discussion et de querelle chaude

Entre le Père et le Fils, le Frère et la sœur,

Nation et Nation, le mari et la femme.

Pourquoi puis-je opter

A ce lien qui ne lie pas la paix et le monde ?

Et voilà je regrette et me sens

Ridicule d’avoir connu notre Ennemi Argent qui fructifie nos

Maux, qui nous injecte de notre

Univers biologique naturel plein

D’espoirs pour nous faire porteurs de caractères indignes.

Suis-je sans être rare

Dans les mains de tous les hommes ?

Suis-je valeureux entre les mains

De cet enfant qui m’enterre ?

L’argent fait le bonheur dit-on mais

Je permets seulement de mieux vivre

 


[1] La compagne du gouverneur le chevalier de Boufflers (1738-1815) au Sénégal.

[2] Bateau qui chavira dans la nuit du 02 Juillet 1816.

[3]Mot wolof qui désigne le dattier du désert. C’est un arbre épineux qui produit des feuilles et du fruit, consommés aussi bien par l’homme que par le bétail.

 

 

Desarrollado por: Asesorias Web
s
s
s
s
s
s