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Younes BENKIRANE
Nacionalidad:
Marruecos
E-mail:
younesbenkirane@gmail.com
Biografia

Younes BENKIRANE 

Younes BENKIRANE est né à Casablanca, qu’il quitte pour la France à 18 ans afin d’y entamer ses études supérieures. Après 10 années de vie à Toulouse, titulaire d’une maitrise en Sciences économiques et d’un 3è cycle en gestion, il retourne au Maroc et intègre la toute jeune revue Kalima, dont il deviendra rédacteur en chef adjoint. Le magazine Kalima, dont la ligne éditoriale, les dossiers et la liberté de ton gênent en haut lieu, cessera de publier en 1990 après plusieurs saisies et interdictions.

Younes BENKIRANE vit depuis à Paris, où il exerce en tant qu’informaticien, concevant et développant des logiciels de gestion sur mesure. Ses passions restent le journalisme et l’écriture.

Ouvrages parus :

-          « Bouquet de fleurs d’orangers » suivi de « Pudeurs vertes au gré des chants », L’Harmattan, 2015. En coédition chez Kalimate (Maroc)

-          « Mon Pays, mon blues », suivi de « Un petit bout de ciel », L’Harmattan, 2017

 

DESSEIN

 

Je dessine un peuple

Sans barreaux

Au teint d'azur et d'or

Au goût de lait et de dattes brunes        Fourrées de douceur

Et tant pis si son verbe est brut

 

Je dessine un peuple sans barreaux      Pluriel

La démarche nonchalante mais le pas sûr

Un peuple travailleur et bon

Au cœur limpide

 

Je dessine l'amitié

Sans barreaux Avec

Des fenêtres vers le ciel et des portes

Sur tous les peuples

Je dessine l'amitié sans barreaux

À mes adversaires ouverte

 

Je dessine un pays sans barreaux

Sans larmes ni brouillard ni bâillon

Sans peur ni exaction

Riche de la diversité de ses gens

De ses couleurs de ses ethnies de ses régions

De ses opinions de ses religions

De ses filles affranchies enfin légions

Belles    De légèreté faite contagion

 

Je dessine un peuple Un pays

Libres …               Justes

Leurs dessine une chanson Cristalline et solaire

J’y adjoins un printemps

Sans barreaux

Accueillant et divers

 

À tous ouvert

 

 

Impératif

 

Conjuguer au présent

Divorcer du passé

 

Retrouver un futur

Rêver au subjonctif

 

Agir à l'impératif

Et…      Composer un verbe

 

Fleuri et pluriel

Un presque-parfait

 

En mode indicatif

Y participer en tous temps

 

Fut-ce en auxiliaire

Et … quitte à être du dernier groupe :

 

Toujours Aimer

             Sans conditionnel

 

 

Terres saintes

 

J’Onue

Tu LigueArabes Et

Bien qu’il Haganât

Qu’il Sabrât qu’il Chatilât

Nous Shalomons

Vous Deville-pinez

 ! Ils Sharonnent

----------

J'invoque la raison

Tu Béachèles trop

Il Finkelcrotte tellement

Nous Chiraquons un peu

Vous Obamez pour rien

Ils Gazent en silence

                Malgré les larmes Assourdissants

----------

J’Oslo

Tu Genèves

Il Taba

Nous n’en croyons rien

Vous voulez bien y croire

Ils Intifadent !

----------

J’horrifie

Tu horrifies

Il Worldtradecentère

Nous innoçons

Vous n’en croyez pas vos yeux

Ils

Wol-fo-witzent !

 

Je Saddame point

Tu Daèches point non plus

Qu’il Qaidât lui                  Certes

Mais … Mais …

 … N’est-ce pas vous qui Kukluxez

Qui nous choc-civilisationnez

Copéez à vue de nez

La pensée Zemmourez

Qu’il en Buissonne en Sarkozie

Tessonne en Hollandie

Houellebecque en professie

Lepenne et Lisabethlévie

Qu’il s’y slamme de fourbes poisons

Quand  À Jenine Gaza Hebron

Et            En moult panthéons

Ils Herzlent à foison

Et Sous leurs regards incrédules

 

: Notre mutisme si distingué !

 

Elle m’avait dit

s’appeler

France

                     

Il y eut un jour Quel jour était-ce ?

En toute Fraternité

Elle m’inspira la joie d’aimer

Aimer     En toute Égalité

Elle était fraîche et légère et libre et moi

Moi bien pauvre j’étais

C’était trop beau c’était trop gai et moi

Moi je me méfiais 

Craignant de trop m’accoutumer

Me laisser bellement abuser Et

Et moi… je me laissais bercer

 

Elle était belle et fraîche et libre et moi Moi

J’avais le cœur ouvert et l’âme bée

Que c’était doux que c’était bon

Ses baisers chauds son corps brûlant

Partout où je voguais je ne

Trouvais que Liberté

Liberté Égalité Fraternité

Inscrits partout Partout écrits

Ces mots trop beaux mon Dieu        Me poursuivaient

 

Elle était jeune et belle et fraîche et libre et moi Moi

J’avais le cœur ouvert et l’âme bée

Que c’était doux que c’était bon

Ses baisers fous son lit plaisant

Les nuits en déambulations

Et les journées en excursion Et moi

Et moi bien sûr j’aimais à rêver

Qu’il put un jour en advenir ainsi tout à-la-fois

Du sud à l’est        De la mer Méditerranée

 

Il y eut un jour Quel jour était-ce ?

Je ne m’étais attendu à ce qu’elle devînt ma maîtresse

Que c’était fou que ce fût bon

Ardent itou et flamboyant

Nos flâneries nos cavalcades 

Nos dialogues et nos algarades

Elle se fit mienne Et je la protégeais

De tout ce qui aurait pu l’affliger

À mon tour je l’alimentais

De moi le meilleur lui offrais

Ardeur flegme rire joie curiosité

Désinvolture bon-vivre sérénité

À ses yeux enjoués me laissais enivrer

Heureux de l’en voir prospérer

 

Il y eut un jour Il y eut un autre jour

Elle dit qu’elle se sentait le cœur gourd 

Que pour tant et tant         Et nombre de raisons

Ne croyait plus en mes calembours

Que sur moi pesaient tant de soupçons

Qu’il m’en fallait partir Préférablement sans trompeter

Qu’elle ne supportait plus mes chansons

Qu’elle ne les avait d’ailleurs jamais aimées

Qu’elle préférait son apéro son Jurançon

À mes cornes de gazelle et à mon thé absinthé

 

Il y eut une nuit Il y eut un autre jour

M’écrit qu’il en était fini de notre amour

Me traita de bédouin Arabe paysan !

De torve et même et même d’allergisant

Dit qu’à son cœur je n’étais plus rien Et moi

Moi         La conjurais de revenir à la raison

Ma chérie mon amour ! Tu es en train de t’égarer

Repose-toi donc un peu    vas voir un psy

Si tu le veux viens               allons voir du pays

Allons tu es bien trop fatiguée

C’est juste une valls fielleuse qui a dû altérer tes sens

T’es prise le pied dans une sardane               Un pas de mauvaise danse

Mais son cœur restait bien trop sourd

Au bannissement me livra À l’opprobre et au tollé

Bien que nos plus belles heures m’attelais à lui remémorer 

Elle s’en alla composer Une situation de non-retour

 

Il y eut une nuit Il y eut un autre jour

Elle était malade et moi Moi je l’aimais

À me déchoir se décidait à me condamner Mais moi

Moi mon sac rempli de plus d’un tour

Formellement      Je lui rendis sa liberté        Afin

Que pour ne point se déchoir d’elle-même

À se déchoir de ses maux La laissais se condamner

En attendant

 

…En attendant un meilleur jour

 

La mer                       

 

La mer à mes pieds se jette

Se dissout en sanglots défaite

Qu’ont-ils à vers mon antre accourir ?

Y tant chavirer s’abîmer s’engloutir ?

De colère et d'embarras elle soupire

Implore mon indulgence s’inquiète

De ma raideur puis se retire muette

 

La mer à mes pieds s’est noyée

Abandonnant des milliers d’êtres chers

Que je n'avais jamais connus

Mais qu’elle m'a enlevés

Dans une effroyable volée d’enchères

Arrachés à leurs chaloupes ventrues

 

J’entends l'Orient meurtri

L'Afrique abandonnée

La mer enfler en charivari

Sur les migrants par volumes avalés

 

La mer à mes pieds se jette

Implore mon indulgence s’inquiète

Avec elle je me recueille

Et nous pleurons les vies perdues

Les destins démolis

Refermons un à un les cercueils

Sur l’Occident l’index tendu

Maudissant sont majeur sailli

 

Puis au croissant d’une lune amère

La mer s’est de honte pendue

Je la sais encore percevoir

Les cris des enfants aux étoiles suspendus

 

Et je suis de son dernier soupir la révolte

Et j’écoute du tumulte la promesse

Et me dissous dans la mer

De mes pensées pauvrement humaines

 

Et Dieu créa l’amour              

 

Il y eut un soir il y eut un matin

Au petit jour :   Dieu créa la femme

 

Il la fit belle et rieuse     et sensuelle et légère

Le verbe chantonnant la démarche délicate et solaire

À l’épreuve endurante                au sacrifice guère réfractaire

Enthousiaste souriante telle la Terre : nourricière

Dieu vit son œuvre         Et en fut satisfait

 

Cependant         La femme s'ennuyait

                De rire seule

                De n'avoir pas de semblable à aimer

Alors :

                Dieu consentit à créer l'homme

 

Mais en la femme Dieu avait mis déjà le meilleur

Les courbes le galbe l’allure la douceur

La finesse l’esprit le cœur l’âme Jusque la pudeur

Comment faire mieux ou même aussi bien ? Gageure !

Dieu fit donc l’homme comme Il pût

De fer de pierre de poussière D’ingrédients de femme en son sein contenus

Dieu vit Sa nouvelle créature     Et en fut satisfait

 

L’homme était d’esprit farouche mais de convenable beauté :

La vigueur certes insolente        Toutefois bon hardi et fougueux

Inventif solide entreprenant     À la tâche énergique et rugueux

Et par la céleste première-née Subverti troublé même envoûté

La paire ma foi semblait assortie

                L’une et l’un par l’autre emballés

Dieu vit l’harmonie de Ses créations et en fût satisfait

 

Dieu vaqua donc à Ses tâches   Quand

                Par un curieux grabuge Il fût soudain importuné

: Ne sachant naturellement communiquer

                L’homme et sa compagne se chamaillaient

Dieu s’en amusa

: Il vît combien la femme fascinait l'homme Combien malicieuse elle en usait

Il vît qu’elle l’apaise l’agace l’émotionne Et que l’homme à son tour s’ennuyait

Concevant alors qu’il leur manquait un idiome Dieu consentit à leur céder

Un rayon de Sa propre lumière Et

Pour l’harmonie du monde

A créé le plus beau le plus éminent

Le plus raffiné le plus ingénieux

Le plus musical et lumineux des langages

                : l’Amour

 

Cependant de l'autre côté du Canal

 

Et de l'autre côté du Canal les saisons sont encore aux sangs

Sabliers intarissables

 

Du peuple aux milles vertus et au martyr sans nom

Des idéologues funestes bardés de galons dorés

Criminels de guerre Porte-voix proclamés

Ont en son nom convoité une terre en partie mizrahie

Proclamé un redoutable pays

                Inviolable intangible Prodigieux inouï

                Élastique à l’infini

Par les sauveurs et tout-à-la-fois assassins de la veille béni

Proclamé un pays sacrément impuni     Et

Une victime !

                Idéalement vomie

Collatérale à l’indéfini

 

En cette terre tant de fois sainte et de Cénacle

De Mur et d’Ascensions et de miracles

Les temps sont désormais aux murs et la dépossession

Point de questionnement et point d’oracle

En cette terre tant de fois sainte fusent désormais les pierres et les cris

                et les corps d'enfants chaque jour

Des murs-de-Berlin surgissent de terre

S'insinuent dans la jupe de la terre mère

L'ourlent la recousent et la tissent

De fils de haine

Séparant l'ivraie de la graine

Incrustant des ilots forcenés protégés de barbelés

Par des bisons armés

Nethanyouhouuu sharogne en rythme un peuple de terre Ceinte

Gaza est gazée et tout ce qui tient debout doit tomber

Jenine est sabrée comme Chatila fut mutilée

Éloquent écho aux busheries du monde

Les crocs des chenilles n'épargneront

Pas même une fraîche Corrie

Belle au bois veillant

Que son King Kong de supra-pays n'osera même honorer

Ni le petit Al Dourra       Snipé

Ni même un petit ange et les siens dans leur lit calcinés

Rassurez-vous...              je veux dire : inquiétons-nous !

: L'iceberg ne montre encore qu’une partie de son nez

 

Et Job a pleuré  Tant pleuré

Cet Occident au cœur dur et sourd         Délibérément muet

 

Et Job a tant pleuré

Qu’afin ses larmes en puissent porter les nefs de Noé

Radeaux aux fins humanitaires venus de Marmara[1] pour

Désaltérer la Bande Maudite

Et la camarde importuner

 

De gais chants fusaient des péniches

Mais

Du ciel sans lune surgirent des aigles de feu

Casqués aux couleurs de l’État-ammodyte

Réputé présomptueux

Pirates aux lueurs étranges Aux tirs de mitrailleuses zélés

Puis

                : 9 Turcs auxquels il faut ici rendre hommage

                Et ces femmes et hommes d'exemplaire courage

Sus ! À l’abordage Et      Gare au carnage !

 

Alors…

Bein alors : il s’agit là du fameux État-Élu voyons !

État-décrété au bélier fumeux de terre sans peuple ni flonflons

Alors !...

Alors : nulle rage nul babillage !

Nul courage nul orage nul dévirage

Silence dans l’entourage

Quelques menus replâtrages    Simulacres de sauvetages

Malgré les outrages les saccages les sabordages

 

L’État-Décrété ne saurait être embarrassé

Forcé    tancé grondé obligé      

Ne saurait dans son carnage être dérangé !

Au mieux pourrait-il être supplié             De

                bien vouloir faire preuve de magnanimité

                modérer les assassinats ciblés

                de riposte toutefois       Légitimés

Des gouttelettes d'eau tel un os à un chien        Ménager

Ne pas radicalement assoiffer

                de sorte à ne trop nous placer  Dans

                l’incommode formalité                De devoir récriminer     Car

: Il est ! L’État-Élu

                Saint-État-Imposé

                Intouchable déifié

                Vénéré Divinisé

                De l'Innommable Carnage auréolé

Confisqué           Accaparé             Dévoyé

                                               Celui qu'on ne doit offenser

 

Certains silences sont éloquents

                Fussent-ils assourdissants

… cccchhhhhuuuuuut…

 

Pourquoi !

Pourquoi l’État-Décrété n'est-il jamais intimé ?

Inquiété ?

Assigné ?

 

Allons

Alloooons !

: L’État-Élu est imbu des promesses de Yahvé

Prend en otage le Peuple Élu

Se parant de son illustre aura Et

Ainsi décrété Saint-État-Élu parade insolent

Cynique orgueilleux Impudent

Arrogant

Se joue des Commandements de son étasunienne caution

De son nationsunien géniteur raille les résolutions

Faisant commerce de l’abominable extermination

Offense outrage éreinte sans vacillation

                Abîme froisse viole corrompt profane  D’irrévérence empli

Systématise les fait-accomplis

Assène les camouflets

Irrite au plus haut point              

Maaaais…

                jamais contrarié

                d'évidence conforté

                pour ne pas dire acclamé

Alors :

                Pourquoi devrait-il cesser ?

Quand

Le vacarme insoutenable des silences couvre jusque

                les déflagrations

                               le vrombissement des tanks

                                               le sifflement des missiles

                                                               le ronronnement des drones

                                                                              le grondement des hélicos

                                                                                              le rugissement des barrages jaillissant en torrents         Sur les endormis déversés

 

                ...LES CRIS ET LES PLEURS

                Puis

Les rires de Thanatos

                Les esclaffements de Thanatos

                Les jouissives clameurs de Thanatos

                Les hôpitaux qu'on éventre Les vitres qui explosent Les façades gruyère Les cadavres qu'on ensevelit Les larmes que l'on crie

                Les larmes que l'on retient

Les râles des mourants

Les corps qui retournent en poussière

Les âmes qui retournent en poussière

Les immeubles qui retournent en poussière

Les villages qui retournent en poussière

Les prévenus par sms

                Qui fuiraient où ?...        puisque murés !

Quatre gamins sur la plage à jouer

                M’enfin ! Qui les en a autorisés ?!

                Qui devraient tout de même –voyons– remercier

                Pour cette fabuleuse et ultime traversée

                De vie à trépas Gracieusement octroyée

Victimes collatérales de menus assassinats ciblés

Pâquerettes de jardin de jeu pour déambulations d’un outrancier cyclope

Bien que nyctalope       

Presbyte impitoyable

Se savourant jouer Chaperon-rouge virginal

Sempiternel séraphin vulnérable

Jurant craindre l’irrémédiable

 

Allons !

: L’État-Élu est nécrophage tout le monde le sait

                Mais le Monde le tait

Craintif de se voir fustigé du plus ignoble des décrets

Diffamation de main ferme gérée          Par

Des lémuriens en costume de philosophe masqués

Qui en col blanc qui de toge drapé

Sur nos écrans en feux d’artifice prêts à gruger

L’opinion encelluler       Les gueules emmurer

Menacer bannir désavouer

Chacals en quête de proies à immoler

–Agneaux et loups amalgamés– Pour

Césars autoproclamés : le pouce incliner

Et

D’un simple vocable Épée de Damoclès sur les langues juchée

En dix lettres lucratives d’un scélérat alphabet

Énoncer infamie supplice échafaud et couperet

Quand il nous est tout aussi vil Barbare Méprisable

Condamnable Odieux Immonde Abominable

 

                : « Antisémite ! »

 

Alors ! alors l’Arrogant par son impunité imbu

Au zénith de son ivresse maintenu

Crache sur l'ONU

                Sur la France l'Europe    le Monde sans retenue

                Qui l'en complimentent               Toute honte bue

Le Saint-État-décrété à son impunité assidue

Jubile

                De son impunité

Se gave

                Dans l'impunité

Danse

                Sur l'impunité

Marche

                En l'impunité

Se vautre

                Dans l’impunité

Auréolé

                De son impunité

Somme jusque ses parrains

                Pas même offusqués

Aveuglé

                Par son impunité

Ancré

                À son impunité

Pisse et chie sur le Droit

Sans scrupule ni versatilité

Crâne narquois

                Sur l’humanité

Dont

De misérables cerbères jouent

La planète au plus offrant !

 

À toi Peuple de Mémoire

 

Ô toi ! Survivant de l’indicible carnage

Cousin ethnique Victime prophétique

                De l’intolérance et la fureur des hommes

Martyre d’un Halluciné à demi-baccantes           Et

                De ses sbires sataniques

Souviens-toi ô mon aîné rameau

Peuple de Mémoire

Cousin ethnique

Victime épique

Écoute :

                Ne sois point amnésique !

Rouvre-moi ton cœur et ton âme           Et

Écarte ce nous ces prophètes hargneux qui

Creusent notre même sépulcre

Écarte de toi cette peur de moi qui t’aveugle

Écarte de nous ce trauma par ta lourde et légitime mémoire altéré en fiel

Puis

De ton regard bienveillant

Courtois -et néanmoins sans concession

Concède-moi ton oreille              Et

Entends :

                « Dans ce délire général

                               Toi seul peux encore nous sauver ! »

 

Écoute :

Ce peuple expiatoire

–en qui l’État-Élu a ensemencé d’irrémissibles kamikazes–

Ne se dresse point entre toi et moi        Mais

Entre toi… et toi

Entre ta part de lumière et ta part de ténèbres

Entre ton serment de lumière et l’injonction d’immédiat Olympe-sur-Terre

Dis :

Déciderait-on de ce que Yahvé veut et de quand Il le décide ?

Cousin ethnique              Frère de sang

Frère de sève et de lait

: « À trop vouloir son miroir anéantir

Le Saint-État-Décrété

                Y laissera son âme

                Bien plus

                Que l’Autre n’y en aura laissé »

 

Écoute-moi ô Peuple de prophétie

Et médite :

« Je ne suis pas Abel mon frère

Ne consens pas à l’État-Élu

                D’être en ton nom Caïn »

 



[1] Mavi Marmara, bateau faisant partie de la «Flottille pour Gaza», menée par des humanitaires de 37 pays afin de porter des biens de première nécessité à la population de Gaza sous blocus israélien. Le 31 mai 2010 la flottille est arraisonnée en pleines eaux internationa­les par des commandos de l’armée israélienne tirant dans le tas, faisant 9 morts et des blessés.

 

 

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