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Fatou Dioff B
Nacionalidad:
Senegal
E-mail:
fatoudioffeba@yahoo.fr
Biografia

Plus jamais

 

Autre temps, autre mœurs, je promets.

Plus jamais de retraite sur l’arène.

Douce, je resterai ta sirène

Autre temps, autre mœurs, c’est juré.

 

Amoureux tu me venais, souriant

Mais orgueilleuse feignais-je dédain

Que de mots, de pleurs, de gestes sans fin !

Mais que de joie à jouer de mon chevalier servant !

 

Puis de par les promenades ; le vécu…

Une fleur en pleur, une laide bien gaie,

Une ville en ruine, un désert habité

Et vois, ressens, pressens.

 

Essence du lac rose et de l’océan grandiose

Voudrais-tu seulement, là, d’un crépuscule d’une vie.

A l’aube je t’attends, à midi t’oublie, le soir te renie

Avant que vienne la nuit, je t’appelle, te supplie.

 

L’eau versée à terre ne se ramasse pas.

Le temps presse et nous n’avons que nos pas.

Si pour moi, tu éprouves l’éternité, le merveilleux,

Partageons nos peines pour que s’exaucent nos vœux.

 

Mon arme

 

Douce force, doux réconfort, douceur qui me fortifie,

Ma drogue. Ni thé, ni café, ni cocaïne, non.

 Des sensations inouïes,

Parfois d’euphorie, d’incommodité, de fébrilité…

A écrire, à crier, à chuchoter au monde entier !

Pourquoi m’encombrer d’armes  immondes ?

Pourquoi me quereller n’importe où, n’importe comment ?

Alors que ma voix gronde, ordonne et s’impose,

Alors que ma voix touche, transperce et transforme.

Pourquoi, tout le temps, pleurer, me morfondre pour sombrer ?

Pourquoi, tout le temps, m’exaspérer, me crisper jusqu’à stresser ?

Alors  que, sur la feuille blanche, je puis me confier, verser mes larmes,

Alors qu’avec l’encre je puis dessiner pour mieux me cerner.

Et, ils sont là

Mes joies, mes calvaires de tous les jours,

Mes peurs, mes espoirs, mes rêves…

Mes amours, mes amitiés : réussites et  déboires.

Ils sont là,

Rythmant ma vie, mon âme.

Là,

Les murmures, les chants religieux à peine  soufflés…

Les poèmes !

 

Mame

Grand-père, dernier de mes Pères,

Ma chance, mon espoir, mon essence,

Parlez-moi de mes racines, parlez-moi de mon moi enraciné.

Oh Père, combien je vous ai souhaité !

 

Laissez, laissez couler ces mots de mon histoire.

Je vous sais riche, riche des Massasis,

Riche de Sénéfobougou, riche, oh que riche !

Mame, dites, qui sont mes Mames ?

 

Vous êtes le dernier, le détenteur, le salut.

Reformons le royaume des Massassis,

La lignée des Coulibaly, traduis-moi le Bambara.

Que je puisse comparer ces mots

A ces sentiments encrés au plus profond de moi.

Révélez-moi mon passé, levez le voile.

Que mes yeux puissent voir,

Mes oreilles entendre,

Ma peau, sentir

Mon nez, humer :

Que je puisse être.

Oh Père, parlez-moi de vos pères !

J’en ai tellement rêvé, tant espéré,

Puis me suis résignée. Et

Vous voilà surgi de nulle part, de partout,

Bel imprévu, spectaculaire renaissance, quel espoir !

Vous portez, vous symbolisez, oh Père !

Laissez-moi vous toucher ! Vous êtes bien là ?!

Oh Père !

Je vous tiens, restez debout, autant que vous pourrez et, mieux, à jamais.

Guidez la famille vers son royaume, vers son trône.

Redonnez-lui son heure de gloire.

Restez, Père.

Et bêchez, encore et encore, retrouvez l’histoire

Des Coulibaly Massassi.

 

 

 

Biographie

Née en 1988 à Saint-Louis du Sénégal, Fatou Dioffé Bâ a commencé depuis les bancs du collège Amadou Fara Mbodj à manier les vers. Actuellement étudiante à l’université Gaston Berger à l’unité de formation et de recherche des Mathématiques Appliquées à la technologie, elle se passionne aussi pour la poésie. 

 

 

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