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Dmytro Tchystiak - Ambassadeur
Nacionalidad:
Ucrania
E-mail:
dmytro.tchystiak@gmail.com
Biografia

UN MOT SUR L’AUTEUR
Dmytro Tchystiak
 est né à Kiev en août 1987. Après les études de philologie romane à l’Université Taras Chevtchenko de Kiev, il prépare un doctorat sur les mythes antiques dans le théâtre de Maurice Maeterlinck tout en enseignant le français, la théorie et la pratique de la traduction. Auteur d’un recueil de poésies, « Ici, la neige a fondu » [2006]. Traducteur de Maurice Maeterlinck, de François Emmanuel, de Paul Willems et de nombreux poètes francophones, dont Paul Verlaine, Charles Van Lerberghe, Liliane Wouters, Yves Bonnefoy, Guy Goffette, Anne Perrier, mais aussi anglais, arméniens, bulgares, polonais et ouzbeks. Prix nationaux de poésie « Roukomeslo » [2006], « Granoslov » [2008], Oles’ Hontchar et « Smokoskyp » [2010], entre autres. Prix de traduction Emile Nelligan [2006], Hector de Saint-Denys Garneau [2008], Alain Grandbois [2009], Prix de l’Académie des Sciences d’Ukraine [2008]. Sa nouvelle « Limite » a reçu le Ier Prix au Concours Interrégional des Jeunes Auteurs [2008] et a été publiée aux Editions de l’Hèbe en Suisse. Une autre, « Sans enfant » a reçu le Prix de la nouvelle de Kraainem de 2009 et vient de paraître en allemand. Ses ouvrages sont publiés en Allemagne, en Arménie, en Belgique, aux États-Unis, en France, en Roumanie et en Suisse. Membre de l’Union nationale des Ecrivains d’Ukraine et de l’Association des traducteurs de la C. E.I. - pays Baltes

Ambassadeur de Poetas del Mundo en Ukraine

*


ce silence des champs si blanc
m’est souvenir du bleuté
fleurs séchées à la terre parlant
fleurs séchées de clarté

ces lointains s’en allant au couchant
et ces ombres attristées
tant de cieux à la terre parlant
tant de cieux éclatés

or demeure des hivers aux étés
dans de l’or éclatant
tes vergers ont tremblé de clarté
en parlant


trois morts

I

semaison de pluie semaison d’ombre
oiseaux noirs tombés à terre
fleurs crucifiées par la pluie
champs crucifiés par la pluie
de la douleur à foison

c’est dur par la pluie c’est dur par toujours
mais par la pluie bien plus dur de partir
et les ombres sans cesse
attends
mon père
mon été

je sais la douleur t’est trop forte
les ombres sans cesse
mais la rose est en fleur
la rose crucifiée est en fleur
même au-delà de la croix
une seule goutte de sang
fait trembler les ombres
mon père
mon été

les hirondelles s’envolent

mon père
mon été

II

une fois le feu éteint
et les colombes hautes
un soir de mai il vint
ouvrir sa porte

les larmes essuyées
les yeux blessés d’étoiles
elle tremble de gelées
si matinales

l’éclair était si loin
et les colombes hautes
il a noué ses mains
fermé sa porte

or la clarté demeure
il a crié ravi
ferme les yeux, tu meurs

non c’est la vie


III

mais un oiseau noircit
et c’est la mort des trèves
les incendies s’élèvent
sur les années de cire

sur ce tombeau en fleur
tous les rayons se penchent
voix s’illumine blanche
crie au-delà des heures

vois c’est le soir troublé
par un oiseau qui perce
par les rayons qui bercent
temple de feu doublé


oiseaux

I

c’est l’étoile de Noël sans Noël
tu n’es plus mes cheveux sont blancs
et tes frères en vain m’ont appelé
de leurs yeux enneigés

on aimait pourtant ce verger
aux couleurs un peu délavées
on guettait les départs de la vie
dans les lueurs ravivées

rossignol à la nuit gelée
qui caresse aujourd’hui ton chant ?
et l’étoile de Noël est tombée
sur la terre comme une larme


II

un ami silencieux reviendra dans une ville égarée
qu’il est vain de guetter son regard dans les rues poussiéreuses
qu’il est vain de tomber prime feuille que l’été nous achève
silencieux est le froid embaumant la fontaine soirée
silencieuse la parole interdite m’aveuglant de pureté
silencieux mon départ le regard résigné souriant
un ami silencieux reviendra dans une ville égarée


III

mais toute flamme finit par s’affaiblir
peut-être un jour après les chrysanthèmes
on m’effacera ton grave et pur visage
on me rendra la lueur

il soufflera un de ces soirs sans teint
une de ces fleurs en douce partance
un air de flûte à blancheur enivrante
sur les forêts
dira la mer elle nous respire

et tu verras ton sort est le départ
d’un morne Lohengrin
tout en sachant qu’il n’y aura plus de rive


.



E-mail :
dmytro.tchystiak@gmail.com

 

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