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Kacem Loubay
Nacionalidad:
Marruecos
E-mail:
Biografia
ATTENDS, JE VIENS. !

.Patience amie de l'autre frontire
Je dois m'loigner des cueils
Refaire un autre cheminement
Relire mon tableau de bord
Pour dloger les anciennes aiguilles
Et retrouver une certaine boussole
Oublie dans son coffret. !

Calme plat vers l'horizon
Et un nouveau soleil m'claire
Il est temps de ramasser les dbris
De les loigner de mon chemin.
Tu vois, je suis toi.
N'essaies pas de tout voquer
Laisse pour moi le temps de tout enterrer
Je n'ai nulle envie de me souvenir
Quant au pass je le laisse quelque part. !

Je me vois rajeuni
Et mon cour qui criait la snilit
S'emballe sous les coups magiques d'une fe
Tout clat terni peut tre als
Toute plante espre revenir la vie
Toute fleur durement cueillie
Laisse l'origine son empreinte
Il suffit aux saisons de la remplacer
Et de lui rendre son rgne dlaiss. !

Amie de l'autre espace tant rv
Je crois que je reprendrai mes voyages
Quitterai mon quai solitaire
Qu'importe je serai le seul matre bord
Et ma barque dleste suivrait les sillages
D'une toile filante dans l'ocan de mes mots
Tu es l, je suis sr de ton amour
Pourvu que tu restes ton image
Et qu'entre nous le printemps s'annonce
Pour vivre l'closion de nos deux passions. !

kacem loubay
Lundi 14 Novembre 2005
Khnifra - Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le pote de l'autre rive


_______________

AU DEVANT DE LA SCENE.

.N'ayez aucune crainte mes amis
Je reprends le chemin de l'aventure
J'ai entendu des pas furtifs
Et les crissements des feuilles mortes
Ont rpondu l'cho des semences.

Je pars pour un autre monde
Je ne fais que suivre mon instinct
Du moment que mon ciel reste opaque
Je dcide de l'arer par mes voyages.

L'ombre qui sige en matre absolu
Ne recule que devant l'avance de la lumire
Le soleil qui est si haut dans le ciel
Change chaque instant de position
Les nuages chargs de tant de mystres
Drivent des fois vers des terres assoiffes
L'oiseau qui chante souvent sa solitude
Cherche par sa voix brise se rappeler
Que les saisons passent en coup de vent
Et les arbres changent de stature des rameaux.

Voyez comme la mer qui parat calme
Peut se mettre tout d'un coup en colre
L'homme qui me ressemble dans ses plaintes
Etouffe la veine de ses lancinants cris
Il peut sourire tout en pleurant
Et quelles diffrences entre les larmes
Du moment que tout merge des yeux
Tous les pleurs ont le mme got sal
Les larmes du bonheur sont chaudes
Et celles des peines sont froides
Elles ruissellent sur des visages ravins.

.Et mon voyage prend fin comme sur une scne
Le rideau frissonne avant le dpart des spectateurs
Sur l'autel du thtre les acteurs s'affairent
Tous prennent conscience de la fin des rles
Et tous pensent reprendre quelque part
Dans un autre lieu, avec d'autres foules
La mme pice avec d'autres dcors
Et des personnes qui viendront prendre part
Tout en suivant de leur place immobile
La cadence des jeux, des mimes, des pleurs et rires.

kacem loubay
Vendredi 27 Janvier 2006
Khnifra - Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le pote de l'autre rive


_________________

AU GRE DE NOS PLUMES.
A : NISSOIS Lecouret

.Je ne fais que caresser les mots
Jouer avec la sculpture de l'alphabet
Toute lettre a son propre charme
Et elle s'embote souvent aux autres
C'est la loi de toute langue.

Je ne peux voir la brise
Ni la toucher de mes mains nues
Mais je peux la voir autrement
Quand elle fait danser les champs de bl
Ou quand elle crit ses vers
En faisant bercer la page de l'eau
Je vis sous la sduction d'une nymphe
Lorsqu'elle me chuchote : Je suis toi
Suis-moi au bord de l'tang o le silence rgne
Sillonne avec moi le mystre des bosquets
L o les amoureux frissonnent de passions
En se confiant le fond d'un cour enflamm.

Je refoule des fois le dsir des jours
Car pour moi la nuit est une allie
Elle est mon unique messagre
A qui je conte le passage de mes muses
Quand une page vierge me sourit
Je m'oublie dans la texture des visions
J'esquisse sous le charme du verbe
Le parchemin de toutes les aurores
Et je joins des fois le chant du crpuscule
Une touche d'encre argente
Enrobe d'un voile aux contours vermeilles.

Et tout crisse comme sur les feuilles mortes
Aux pieds des arbres dnuds
Mes pas se perdent dans les ores
Et je cherche mon cheminement solitaire
Avant d'atteindre l'unique promontoire
Je jette un regard sur mon monde
Et le fleuve qui partage ma cit
Me dit : Continue ta navigation pote de l'ombre. !

De loin le tamtam dcide de relever le dfi
La rumeur n'est qu'un cumul de sons
Une musique d'une lyre monocorde
Qui des fois baisse le volume de sa frquence
Et des fois elle s'agite dans l'air
Comme prise par un vent en dlire.

Je fais sortir les images d'un bloc disparate
Et j'en fais souvent des colliers
Ou des chapelets pour les invits
Je regagne un sige abandonn
Et de l j'cris mes mmoires
Avant de fermer le coffret de mes voyages.

kacem loubay
Samedi 4 Mars 2006
Khnifra - Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le pote de l'autre rive


biografia:
Kacem Loubay


loubay_k@yahoo.fr

 

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