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Alioune Badara Coulibaly
Nacionalidad:
Senegal
E-mail:
bcalioune@yahoo.fr
Pertenece a la Directiva
Biografia

Alioune Badara COULIBALY

Ambassadeur de Poetas del Mundo, pour le Sénégal

Alioune Badara COULIBALY est né à Saint-Louis du Sénégal, au quartier Sénéfobougou. Il est le Président du Cercle des  écrivains et poètes  de Saint-Louis (CEPS). Il a reçu de nombreuses distinctions poétiques. Lauréat des  Grands Prix de la SAPS, Délégué de l’Union des Poétes   francophones, de la Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie, Ambassadeur du Mouvement mondial  Poetas del  Mundo (Poètes du Monde) pour le Sénégal. Alioune Badara Coulibaly est aussi membre d’Amnesty International/ Section Saint-Louis du Sénégal.

 

1    ¡YO TE HE ELEGIDO!

 

Yo te he elegido para gobernar mi vida

De paz y fragancias. Te he elegido

Para  calmar mis ardores matinales

Te he elegido para ser la primavera

De mi invierno. Tú eres el jardín

De las mañanas tranquilas, mi sensación

De dulzura valentine. Dime! ¿Cuándo iremos

a esa isla al fin del Mundo,

a vivir nuestra pasión lejos de miradas indiscretas?

¡Dime ! Cuando iremos a esa isla

Nuestra isla donde no muere el dia y  la noche

Es la luz sobre tus  perlas de la tarde?

Tus ojos sublimes han conquistado mi corazón;

En el lecho nunca cierro los ojos, sin rogar

Por tu divina belleza. Tú eres mi manta

De lana cálida que calienta mis frías

Noches de Saint Louis. Tú eres la mar azul

Y la playa soleada, barrida por los alisios.

Tú eres la dulzura extendida sobre mi ombligo

Amiga mía, confío este canto a tu corazón,

A la Mar, al Río, al Viento del Oeste,

Al aliento forestal. Yo canto tu nombre

Amado en la claridad del sol,

La luz tierna de la luna,

El resplandor apacible del cielo estrellado.

         ¡Yo te he elegido!

 

 

    Traducción de Santiago Aguaded Landero

 

 

 

2    I have chosen you!

I have chosen you to govern my life

Of peace and fragrances. I have chosen you

To soften my morning ardours.

I have chosen you to be the spring

Of my rainy season. You are the garden

Of my quiet mornings, my feeling

Of valentine gentleness. Tell me! When shall we go

To that island in the middle of nowhere

To live our passion away from prying eyes?

Tell me! When shall we go to that island?

Our island where the day never dies and the night

Is a light on your evening pearls ?

Your sublime eyes have conquered my heart ;

Never in bed shall I close my eyes but I pray

On your divine beauty. You are my blanket

Of warm wool that heats my cold

Saint Louisian nights. You are the blue ocean

And the sunny beach swept by the trade winds

You are slack gentleness on my navel.

My friend, I entrust this song to your heart,

To the sea, to the river, to the western wind,

To the gardenly breath. I sing your name

Coiled in the sunlight,

The soft light of the moon,

The peaceful glow of the starry sky,

I have chosen you!   

 

Traduction Professeur Karim Guèye

 

                                                           

3      Le livre.     

Le livre fermé

Est triste, il pleure.

Le livre ouvert

Est gai, il sourit.

Qu’il garde ce sourire

Pour toujours.

Si tu fermes le livre,

Il est triste, il pleure.

Si tu l’ouvres, il est gai,

Il sourit.

Lis le livre !

C’est tout ton bonheur,

C’est toute ta joie,

C’est tout ton savoir,

C’est tout ton Paradis !

 

         

  4  Oumar, mon frère !

Dieu ! Mon Dieu ! Je veux faire

De mes terres un océan de jardins

Pour dialoguer avec mes morts.

Au marabout qui voulait faire

Ton bain purificateur, j’ai dit

Laisse-moi mon frère et tu suivras

Je ne te laisserai pas seul, Oumar !

Je posais mes paumes sur ton front

Refroidi, majestueux.

Je m’adressais à Dieu

Par les prières jadis conseillées

Par Papa. Dieu m’écouta,

Me comprit et exauça l’invocation.

 

Je vis alors l’Ange gai du paradis

T’emmener sur ses ailes géantes,

Chamarrées, ensoleillées.

Tu me souriais et ton sourire

Etait luminescence, Oumar !

Mon ami mon frère

Dans la solitude de mes nuits,

Je pense à toi.

Tu étais mon ami, nous étions

Inséparables comme des jumeaux.

Nos sarcasmes amusaient nos parents

Et faisaient sourire Dieu

La naissance et la mort

Portent les mêmes accents

Pathétiques de mondes nouveaux

A explorer, à vivre.

 

Tu savais Oumar, que les chants,

Les rires, les pleurs font la vie.

Te rappelles-tu nos baignades

Au marigot de Khor,

La grande chaleur des journées d’hivernage ?

Les plongeons faisaient notre joie !

Tu es parti, Oumar ! Me laissant                                                                                   

Seul au milieu du gué !

Ton viatique éclaire ma route

Et me préserve des embûches, des écueils.

Tu es parti Oumar mon Frère,

Me laissant seul, seul au milieu du gué.

 

 

   5      Haïti !

Haïti ! Hier les rafales de Cyclone,

Aujourd’hui la terre tremble

Surprenant un peuple  paisible

En quête du pain quotidien,

Rêvant au bonheur à inventer.

Tout s’écroule, l’espace d’un cillement,

Une population en détresse dans les rues.

Des morts et des morts sous les décombres,

Des cadavres jonchent le sol.

Némrody vivant, le cœur mort.

Des souvenirs hantent son sommeil

De survivant coupable de n’être pas mort

Avec les amis ensevelis dans l’hôtel.

Des enfants rescapés en pleurs cherchent

Dans les ruines leurs parents disparus.

Des parents rescapés cherchent

Dans les décombres leurs enfants ensevelis.

Désolation d’un peuple désemparé !

Les cris des femmes réveillent le Monde

Qui s’effondre devant ces images tragiques,

Bouleversantes, insoutenables.

Le séisme a tout dévasté, tout décimé.

Nos cœurs lacérés volent au secours

De la Première République Noire.

Reçois nos prières, Seigneur !

Et sauve Haïti de la tourmente !

Haïti blessé, Haïti meurtri, Haïti ravagé

           Mais Haïti Debout !

Haïti endeuillé, Haïti désarticulé

Mais Haïti toujours Debout !

 

                               

 6  Il est des Hommes !

Il est des Hommes dont le verbe est baume

Sur les cœurs endoloris quand nous frappe

       Le destin pour délier nos langues.

Il est des Hommes dont le sourire rend le sourire

    Aux malades, aux démunis, aux besogneux.

Il est des Hommes dont la fraternité nous rend

          La vigueur de nos jeunes années.

Il est des Hommes dont le courage dans l’épreuve,

                Le flegme dans le triomphe,

          Raffermissent l’esprit  et fortifient l’âme.

Il est des Hommes dont le regard est Générosité,

  Espérance, Foi et Amour, Partage et Solidarité.

Il est des Hommes qui ne peuvent être heureux

                Lorsque d’autres souffrent.

Ô  Hommes qui faites fuir le malheur

              Pour l’Espoir lustré,

Je ne vous nommerai pas et votre modestie

              Ne sera pas entachée !

Il est des Hommes dont le verbe est baume

Sur les cœurs endoloris quand nous frappe

        Le destin pour délier nos langues.

Il est des Hommes dont le sourire rend le sourire

A tous ceux qui souffrent dans le tumulte et le silence.

 

 

7    MAMA AFRICA!

Dans l’Espérance et la Foi,

Nos ancêtres domptèrent la terre.

Les greniers regorgeaient de céréales

Et la famine inconnue !

Vint le temps du mimétisme

Et voulant tout prendre à l’autre,

Nous faillîmes perdre l’Ame.

Alors veillait, au sommet de la  Montagne,

Le génie protecteur.

Cette lumière qui luit sur le Continent

Est le symbole de sa clairvoyance.

La générosité dans l’effort,

L’abnégation dans l’action.

Les manches retroussées, ceints les reins,

La sueur, du front, dégoulinant,

Par la force de leurs  bras,

Filles et fils d’Afrique,

Les coudes serrés, firent du Travail

Une seconde prière.

Téméraires et sages comme le lion,

Patients et persévérants comme le baobab

Dans sa croissance,

Solidaires de toutes les Nations

Par nos mains fraternelles tendues

A toutes les femmes et à tous les hommes

De bonne Volonté,

Pour bâtir un Monde de Paix

Où le pain du Progrès ne manquera

A aucun de ses enfants.

Dans la splendeur de sa grandeur,

A l’aube sereine des Etats-Unis

D’Afrique sans frontières,

Avons compris, par L’élan patriotique,

D’édifier, dans sa magnificence,

MAMA AFRICA.

Dans la communion des cœurs

Et des esprits, nous voici

Main dans la main,

L’espérance en bandoulière.

Nous voici avec nos savoirs,

Notre sueur et notre sang,

A l’assaut du Progrès.

Sitôt, renaît l’Afrique de nos rêves

Qui rayonnera jusqu’à la fin des temps.

Gloire à ceux qui,

Précurseurs anonymes

Ou célèbres de ton renouveau,

Pétrirent ton Destin.

Dans la communion des cœurs

Et des esprits, nous voici,

Main dans la main,

L’espérance en bandoulière.

Nous voici avec nos savoirs,

Notre sueur et notre sang,

A l’assaut du Progrès.

Renaît L’Afrique de nos rêves

Qui rayonnera jusqu’à la fin des Temps.

Vive l’Afrique ! Vive MAMA AFRICA !

 

 

9    Saint-Louis

J’ai survolé Saint–Louis

          Le jour,

J’ai survolé Saint-Louis

             La nuit

Nulle part je n’ai rencontré

Les génies qui faisaient

          Sa légende

Nulle part je n’ai senti

La présence des génies protecteurs.

Par l’insouciance des habitants

           N’ont-ils pas quitté

Leurs demeures invisibles

Pour la forêt sacrée comme refuge ?

J’ai  survolé  Saint-Louis le jour,

J’ai survolé Saint-Louis la nuit,

Je n’ai rencontré nulle part les Génies

         Qui faisaient sa légende.

Je n’ai senti nulle part la présence

            Des Génies protecteurs.

 

 

10   Hommage à un poète assassiné ! (James Anamaria)

De l’autre versant de l’Océan,

J’apprends qu’un poète est mort,

Assassiné dans sa cellule.

Un poète qu’on fusille, c’est l’Humanité

Révoltée qui, droit debout, proteste

«  Ce n’est pas juste ! ». Tu es mort Anamaria

Pour que règne un Monde

De paix, de liberté, de justice.

Tu es mort Anamaria pour réclamer

Une Terre plus fraternelle, plus solidaire.

Tu es au Ciel, à la droite du Père,

Parmi les bienheureux Elus.

James ! Le Cosmos se souvient de ton combat

Héroïque et te chante partout

Jusque dans les hameaux des contrées lointaines.

La menace n’a point faibli ton courage,

La terreur et la torture n’ont atténué

Ni ta clairvoyance ni ton grand rêve.

Reçois James, l’hommage des Nations et Continents.

L’Afrique présente se recueille et prie.

Anamaria, tu revis dans le Cœur et l’Esprit

De chacun de nous. Tu revis en chaque enfant

Qui naît, tu revis dans chaque fleur éclose,

Dans l’hymne des alizés.

Tu renais dans le bruissement des feuilles,

De la rivière, du fleuve, de la mer.

James ! L’Humanité debout

Porte ton combat pour le triomphe

De l’humaine condition.

Et te voici victorieux de ces bras funestes

Portant leur propre mort.

 

  11 Clair de lune
Tu es le rayon de soleil
Qui dissipe
Mes nuits d'angoisse

Tu es l'alizé qui adoucit
La canicule de mes malheurs.

Tu es l'étoile médiane
Qui guide mes pas.

Généreux clair de lune
Sur ma divine destinée.


12 Je t'ai choisie!

Je t'ai choisie pour gouverner ma vie
De paix et de fragrances.je t'ai choisie
Pour adoucir mes ardeurs matinales,
Je t'ai choisie pour être le Printemps
De mon hivernage. Tu es le jardin
De mes matins calmes, ma sensation
De douceur valentine. Dis-moi! Quand irons-nous
Sur cette île au bout du monde,
Vivre notre passion loin des regards indiscrets?
Dis-moi! Quand irons-nous dans cette île,
Notre île où le jour ne meurt et la nuit
Est lumière sur tes perles du soir?
Tes yeux sublimes ont conquis mon cœur;
Je ne ferme point les yeux, au lit, sans prier
Sur ta divine beauté. Tu es ma couverture
De laine chaude qui réchauffe mes froides
Nuits saint-louisiennes. Tu es la mer bleue
Et la plage ensoleillée, balayées par les alizés.
Tu es douceur étale sur mon nombril.
Mon amie, je confie ce chant à ton coeur,
A la mer, au fleuve, au vent d'Ouest,
A l'haleine jardinale. je chante ton nom
Lové dans la clarté du soleil,
La lumière tendre de la lune,

La lueur paisible du ciel étoilé.
Je t'ai choisie!

 

 

13  Sénéfobougou
Si je pouvais te faire
Revivre Sénéfobougou
Des temps anciens! Ah!
Les couples heureux
Dans les cases larges
des concessions
Sans frontière,
La visite des Mânes
Quand la terre
Se refroidit.
Sénéfobougou d'aurefois
C'est le djembé gémissant
Sous les mains sèches
De Diara Thié.
Sénéfobougou
Des temps anciens
C'est Siriki et son balafon,
Cheveux en broussaille,
Barbe en bataille.
Des lames tintent,
Des mains habiles dansent
Les baguettes endiablées.
Sénéfobougou des anciens
C'est le serpent qui visite
Coumba quand naît un enfant.
Sénéfobougou de jadis
C'est Diéli Dango
Et son tambourin monocorde.
Sénéfobougou d'antan
C'est la danse du Poro
Les soirs de clair de lune.
Sénéfobougou d'autrefois
C'est la procession du génie
Protecteur, le rythme saccadé
Du djembé, le sol sonore
Assourdi sous des pieds foulants.

 

 

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