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Thierry Renard
Nacionalidad:
Francia
E-mail:
Biografia

Ce n’est pas du théâtre c’est la rue
La vie même
Dis présentement c’est toi que je veux
Laisse-toi enlacer pour la beauté du geste
Par tous les souffles de l’existence
Et ensemble nageons
Nageons encore un peu sur le caillou
Ou dans l’eau moite
Vers le Sud n’importe lequel
Nageons debout comme l’on dort
Nageons pour l’émotion
Je sais bien
On ne ravive pas une flamme aussi aisément
Une femme presque éteinte
Ou sur le point de l’être
Avec uniquement quelques bons mots quelques
Mots doux - de poésie
ET puis il y eut ces terribles maux de gorge à Montpellier
Cet oedème ce phlegmon ma voix soudain privée
De l’éclat de son instinct
Il y eut cette dyphonie depuis l’enfance
Cet abcès que l’on crève à temps
La clinique du Parc à Castelnau
Comment ne pas songer à Georges Perros
Et à ses rêves très ordinaires
Venise Trieste et autour
Premièrement changer d’état de falaise
Tu es si belle qu’il peut pleuvoir
Et ce n’est pas du théâtre
C’est la rue

[Extrait de Canicule et Vendetta, recueil en cours, inédit]

J’ai écrit déjà
sur le sable des plages
sur l’écorce d’un arbre
et si souvent gravé
sur la pierre froide
du mur du jardin
toutes les peines du monde
j’ai écrit
contre le temps
et ses ruines

extrait de « L’injustice commence là »

Face à moi
Ceux qui n\\\'aiment pas ma poésie, n\\\'aiment pas la poésie. Non, je ne me crois pas supérieur à un autre dans ce domaine si particulier. En matière de création poétique, il n\\\'existe aucune compétition répertoriée. Il ne s\\\'agit pas là d\\\'une discipline sportive. Je demeure convaincu que tout élan poétique, s\\\'il est authentique, est porteur de promesses et d\\\'illusions -même lyriques. L\\\'espérance de chaque poète mérite, en premier lieu, d\\\'être récompensée.
Un poète, pour moi, ce n\\\'est pas une bête à part, un monstre d\\\'orgueil, un nombril déclaré. C\\\'est seulement quelqu\\\'un qui voue sa vie à la chose poétique, entièrement, totalement. C\\\'est un engagement de chaque jour et de chaque heure du jour .
Le métier de poète est bien plus qu\\\'un métier mais qui permet rarement à celui qui l\\\'a choisi de gagner sa vie avec. Il y a comme un décalage, depuis longtemps établi, entre les poètes et l\\\'époque où ils sont. N\\\'être ni en avance ni en retard sur l\\\'horaire. Etre, tout bonnement, \\\'décalé\\\'. Pour ma part, je me réjouis de me trouver souvent dans cette situation. Tantôt j\\\'ai une heure d\\\'avance et tantôt j\\\'ai un siècle de retard. Mais, comme chaque être humain sur la terre, j\\\'appartiens à mon temps et à ceux qui en partagent les avantages et les désagréments.
Je reste à la fois motivé et décalé, et je veux me croire utile à la société, en ma qualité de poète -puisque c\\\'est un terme que je revendique -et en tant que citoyen actif et attentif. Je suis des vôtres, tout simplement. Ni meilleur ni pire. C\\\'est avec vous que je passe dans la vie et dans ses rues très peuplées.
D\\\'autres, bien avant moi, ont témoigné que tout cela avait un sens, même faible, même incertain. Et c\\\'est le sens qu\\\'on poursuit. La poésie ne prouve rien, elle invente et elle témoigne. Elle rend plus humain, mais nous n\\\'en savons rien. Au fond, nous ne savons presque rien. Mais nous continuons la route. Nous ne reculons devant aucun obstacle. Nous marchons à pas lents ou à pas pressés. Nous avançons à tâtons. Mais nous y allons, nous avançons.
Les remarques ou définitions que je viens ici d\\\'exposer me renvoient à ce portrait de moi, cette photographie de Michel Durigneux, prise dans le cadre de ma résidence à Rochefort-sur-Loire. Qui suis-je, et qui sommes-nous ? Je lis sur mes lèvres, dans mes yeux, sur mon visage. Mais je lis aussi dans les livres. Tout cela me rappelle le très fameux film de Tony Gatlif \\\'Gadjo dilo\\\'. On y apprend la vie, donc l\\\'amour et le désarroi. On y apprend tout ce qui n\\\'a pas encore été dit ou écrit. La vie toujours se balance au bout d\\\'une corde ou bien marche sur le fil du rasoir. La vie est passante et périlleuse. Mais elle demeure belle et souveraine
Soudain je regarde mon portrait, et je souris. J\\\'ai voulu faire de toute mon existence un chant. y suis-je seulement parvenu ?
Désormais nous sommes deux.
L\\\'un en l\\\'autre.
L\\\'un contre l\\\'autre.
Et ma voix vous ouvre la VOIE...

Biographie

Thierry Renard
est né le 14 août 1963 à Lyon, ancienne capitale de la Gaule et toujours capitale mondiale de la gastronomie. Sa mère d’origine piémontaise est simple employée quant à son père lyonnais, il est ouvrier. Il fait ses études secondaires au lycée Jacques Brel de Vénissieux dans la banlieue de Lyon. Ancien élève du Conservatoire d’art dramatique de Lyon. L’homme s’est fait remarquer, dès 1978, dans la région lyonnaise - en tant que comédien, poète et animateur de revue. Il a longtemps partagé sa vie entre l’écriture, le théâtre et la rue.

Après avoir fondé et animé le magazine poétique AUBE [1978/1998]; après avoir été le directeur littéraire des éditions Paroles d’aube jusqu’au printemps 1998, Thierry Renard a rejoint les éditions La Passe du vent, qui ont vu le jour en 1999 ; Là il travaille en tant que responsable littéraire. Poète il a reçu le prix K de la littérature - meilleure édition, en février 2001, trophée de la création artistique en Rhône-Alpes décerné par l’hebdomadaire Lyon Capitale.

Fondateur et porte-parole de l’Espace Pandora à Vénissieux, ville ou il réside, ce lieu de diffusion et de communication de la poésie — sous toutes ses formes et dans tous ses états. Il s’est également distingué en abordant la poésie et les lectures de textes d’une manière originale et vivante, préférant les performances aux lectures plus traditionnelles.

• Seule la révolution fait le beau temps, tombeau de monsieur Guy Debord, éditions Bérénice, 2005
• Chaman, avec Bernard Giusti et Jean-Michel Platier, éditions Bérénice, 2004
• L’éclosion du coquelicot, Préface de Jean Charlebois, Le Dé bleu
• Il neige sur ta face, Limoges, le Bruit des autres, 2001
• L’espérance récompensée collages de Philippe Bouvier, dessin de Yannis Renard, Paris, édition Bérénice, 2000
• Maintenant la nuit, Saussines, Cadex édition, 1998
• L’injustice commence là, Poèmes et proses, Editions Bérénice, 1998
• Pour L.B, Editions Wigwam, 1996
• Autre chose que le jour, conte industriel, photographies de David Anémian et une préface de Lionel Bourg, Editions Déclics et des Claps, Prix du Conseil général du Rhône 1995
• Le fait noir, poèmes réunionnais, Paroles d’aube, 1993
• Dans la braise de tes yeux, Editions Pleine Lune, 1990
• La lune machin, Editions Verso, 1989
• Pareils au vent qui nous décoiffe, Aube, 1986
• Je voudrais mourir au goulag, Editions Interventions à Haute Voix, 1985
• Le Chemin parcouru, Vénissieux, édition de l’Aube, 1983
• L’Ecole buissonnière, prose poétique, Ed. Soc et Foc, 1980
• Je me baigne nu, Ed. Le pré de l’Age, 1980
• Oraison [1978], L’Orgie Funeste [1979] Ed. Amériane
• Graffiti, Ed. Didier-Michel Bidard, 1979

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